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En avant… Marche ! ( n° 4)

promeneursMarcher est aussi un

acte intime,

personnalisant,

ressourçant.

 

En sollicitant un rythme doux, ancré en nous, en canalisant les énergies du corps, marcher libère notre pensée, nous ouvre à nous même, ré-harmonise esprit et corps, nous rend disponibles aux autres.

  • Cheminer seul nous permet d’ouvrir une parenthèse dans une vie trop rapide, dont nous finissons par être absents, absents de nous-même. Dans cette parenthèse, nous pouvons nous penser, penser notre rapport au monde et au temps, penser notre rapport aux autres.

Lorsque je marche, je suis quelqu’un, pour moi. Je suis moi, simplement, modestement, sans leurre. Plus vrai. A l’inverse, la conduite automobile, ou l’utilisation d’une machine, induit vis-à-vis de soi un rapport de pouvoir, et vis-à-vis des autres un rapport de domination. C’est un peu d’humanité en moins.

  • Marcher ensemble, côte à côte, est un plaisir, autant physique – l’effort est partagé, que symbolique – nous allons dans la même direction.

Marcher avec quelqu’un facilite la communication ; c’est à une certaine intimité de l’autre que nous avons accès. Cheminer de concert est une autre façon de se connaître, plus profonde, plus intime.

 

Bruno Berbis

 

 

En avant… Marche ! (n° 5)

Marcher est une activité saine

C’est une activité physique accessible aux plus jeunes comme aux plus âgés.

C’est une activité physique douce : pas de chocs, dosage facile et progressif de l’effort.

C’est une activité qui sollicite le corps dans sa globalité.

C’est une activité qui entretient les muscles de soutien et d’équilibre du corps, permet un fonctionnement plus harmonieux de l’organisme.

C’est une activité qui ouvre à une autre respiration, plus régulière, plus profonde, régénératrice.

C’est une activité qui s’inscrit dans un temps étiré : marcher, c’est prendre le temps. Pas de stress, pas de compétition.

 

Marcher, déplacement doux, est un acte écologique :

Les médias évoquent assez régulièrement ce thème, sur lequel chacun est aujourd’hui sensibilisé : limiter l’agression de la voiture dans les lieux fortement urbanisés ; limiter la pollution, le bruit ; dépasser l’indifférence de la voiture qui passe, anonyme, avec ses occupants. Ecologie sociale autant que biologique. Le lien avec la nature est à renforcer, et cela ne peut passer que par une prise de conscience de notre dépendance aux éléments naturels.

Il n’est plus besoin ainsi de convaincre qu’il devient essentiel de développer des réseaux de cheminements doux, pour préserver l’environnement, mais aussi pour retrouver un rythme de vie plus proche de notre nature humaine, favorisant le lien social, moins stressant, moins enfermant. L’usage excessif des outils que nous offre la technologie est un facteur de déshumanisation.

 

Bruno Berbis

 

En avant… Marche ! (n° 6)

Marcher est un acte qui s’inscrit dans l’histoire de Seysses

 

Bien des chemins sont associés à l’histoire de Seysses.

  • Une voie romaine, qui suit la première terrasse de la Garonne, traverse la commune. Cette voie vers Saint-Bertrand de Comminges fut également voie de pèlerinage.
  • En contrebas, sur ces terres asséchées reprises à la Saudrune (le nom « Seysses » viendrait de ‘sèches’), passe le vieux chemin de Muret, autrefois chemin de pèlerinage annuel de Muret à Frouzins, dédié à Saint-Germier.
  • Les grands axes de communication et de déplacement de la commune ne s’appellent pas ‘boulevards’, mais ‘chemins’ : chemin de Couloume, chemin du Massonné, chemin de Gay, chemin de Tranquille, chemin de la Commune, chemin de Moulas, autant de noms de fermes éloignées que ces chemins reliaient au bourg. Ainsi, autrefois, prendre le chemin de Couloume, ce n’était pas s’engager sur cette ligne droite anonyme, monotonement bordée de maisons. C’était se rendre à la ferme de Couloume, seule destination de ce chemin au milieu des terres, et qui lui donnait tout son sens et toute sa raison d’être.
  • N’est-ce pas un chemin qui, plus tard, fit que Louis-Philippe, dont le carrosse s’était embourbé, décida la construction d’un pont sur le Binos sur lequel nous passons tous les jours sans le savoir, à l’angle du parc de la Bourdette ?
  • Le canal de Saint-Martory, et le chemin d’entretien qui le double – chemin de l’eau et chemin des hommes, témoignent de l’aménagement des territoires traversés et de leur vocation agricole. Ce chemin relie les communes entre elles. Que n’est-il praticable à Seysses comme il l’est à Frouzins ou à Cugnaux !
  • promeneursPlus récemment dans l’histoire de la commune, la manifestation annuelle de « La foulée pour la vie », rassemble les Seyssois sur un même chemin, pour une cause humanitaire et sociale qui n’est pas si éloignée que ça, dans sa réalité pratique et symbolique, du pèlerinage.

Ainsi la marche, autrefois, était clairement inscrite sur le territoire de notre commune, territoire que des chemins riches de sens structuraient. Alors qu’avec le PLU un nouvel aménagement du territoire s’organise aujourd’hui, pour demain, il est historique et essentiel d’y inscrire de façon lisible la marche et les cheminements.

Ces cheminements sont partie intégrante du patrimoine Seyssois.

Ce patrimoine est à élargir. Certes, il nous appartient de transmettre aux futures générations ces chemins, patrimoine que nous avons reçu, mais aussi de leur en léguer de nouveaux, patrimoine à créer. Il s’agit certes de chemins de pleine campagne, mais aussi de chemins urbains, qui, empruntant des rues pensées pour les piétons, permettraient de relier différents lieux, ou, de détours en détours, de découvrir quelques places et bâtiments anciens de la commune (chemin du patrimoine communal).

 

Bruno Berbis

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