Crématorium : qui refuse le débat ?

Qui refuse le débat ?

où c’est celui qui dit qui y est

 

Dans son communiqué à la Dépêche du 2 mars 2017, le maire de Seysses indique qu’ « un groupe de personnes est désormais présent lors des séances du conseil municipal, pas pour débattre démocratiquement et sérieusement, mais pour imposer son point de vue d’opposition au projet de crématorium porté par le Sivom SAGe. » (cliquer sur l’image pour lire l’article, puis revenez au texte par la touche ‘échap’)

Mais les images du conseil municipal du 1er février, à la suite duquel ce communiqué est publié dans La Dépêche, font apparaître que ce qui est dit par le maire est inexact.

 

Ce qui est exact

Il est exact que les derniers conseils municipaux, ont vu en effet une présence accrue des citoyens aux débats des élus, ce dont on ne peut que se féliciter : il est urgent que les citoyens se réapproprient les lieux où s’exerce la démocratie (où devrait s’exercer la démocratie…), en particulier la démocratie locale, à la base de tout. Loin de se réjouir d’une telle présence, le maire, Alain Pace, a demandé à la gendarmerie d’être présente. Faut-il comprendre que voir les gens assister au conseil municipal représente pour les élus seyssois une menace ? Qu’ont-ils donc à se reprocher ?

Il est exact que ces personnes sont opposées à l’implantation du crématorium sur un terrain agricole, et sont venues dans l’espoir de pouvoir poser les questions qui les inquiètent depuis un an et demi, et pour lesquelles elles n’ont toujours pas eu de réponse franche et claire. Ni de la part du maire de Seysses, qui esquive toujours le débat, ni de la part d’Alain Bertrand, Président du SIVOM, qui a refusé de les rencontrer. A leurs interrogations s’ajoutent donc aujourd’hui une exaspération et une défiance bien légitimes. A trop mentir aux gens, on finit par perdre leur confiance.

Lors de ces conseils municipaux, dont celui qui a précédé le communiqué du maire, deux porte-paroles de deux associations locales ont, entre autres, pris la parole. Il s’agit de la présidente de l’association Seysses environnement et de la maraichère bio dont les terres sont toutes proches de l’implantation prévue pour le moment (AMAP de la ferme du Petit Scarabée, chemin du Massoné).

Ecoutons-les :

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Le ton employé est bien celui du débat citoyen, très poli, d’ailleurs, très respectueux. Inquiet, très inquiet même pour cette agricultrice qui risque de perdre des années d’un travail pénible. Les questions posées sont claires, et appellent des réponses.

Justement, que répond le maire ? Ecoutons :

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Le maire, clairement, ne souhaite pas débattre. Il avait fait de même au conseil municipal précédent, il a fait de même au conseil municipal du 12 avril dernier, en réaffirmant : il n’y a pas de débat. Ainsi, il accuse ces personnes légitimement inquiètes de ne pas vouloir débattre démocratiquement, mais c’est lui qui ne veut pas débattre.

Contrairement à ce qu’il dit, le débat pourtant existe : le projet du SIVOM de la Saudrune, aujourd’hui Sivom SAGe, existe bien ; tout est mis en oeuvre pour l’implantation d’un crématorium sur un terrain agricole, chemin du Massoné, à Seysses (voir sur ce sujet l’article http://lien-seyssois.fr/wp-admin/post.php?post=1185&action=edit ). L’avancée du projet, même s’il n’a pas reçu toutes les autorisations, met en débat la question de savoir s’il est opportun d’implanter ce crématorium sur un terrain agricole, sans avoir fait aucune étude sur la validité de cet emplacement, et sans avoir fait d’étude d’impact sérieuse.

 

Il n’y a pas besoin d’une autorisation pour se poser des questions !

Ce débat, c’est bien lui, le maire de Seysses, qui l’initie, par sa participation à la décision prise. Comment peut-il s’étonner que les gens veuillent débattre ? N’essaie-t-il pas plutôt d’esquiver un débat pour lequel il n’a pas d’arguments ? Car il n’y a pas besoin d’avoir reçu une autorisation, pour se demander et débattre de l’opportunité d’implanter un crématorium sur un terrain agricole. Il aurait même mieux valu en débattre avant d’en être à demander l’autorisation de déclasser le terrain. Sauf à penser que, l’autorisation obtenue, il ne resterait plus qu’à mettre tout le monde devant le fait accompli, sans plus de débat. Quand on voit tout ce qui a déjà été fait, sans garantie d’autorisation, on ne peut que s’inquiéter de ce qui pourrait l’être si une autorisation est donnée.

A titre de comparaison (d’exemple ?), regardons comment ça se passe du côté du Sicoval, qui a le même projet : «Il est important d’avoir une réflexion sociale sur ce type de service», affirme Jacques Oberti, le président du SIVOM local, équivalent donc d’Alain Bertrand pour nous. Tous les élus sont consultés (Tiens, en d’autres terres, la démocratie existe donc ?) : 91% d’entre eux disent «oui» au projet. Puis un appel est lancé auprès des communes membres pour connaître les communes  candidates à un tel équipement. Il semble que la transparence soit plus transparente à l’Est… A l’inverse, au Sivom de la Saudrune, tout se fait dans l’opacité, de l’aveu même du maire de Seysses, qui répond régulièrement : « Je ne sais pas, allez demander au Sivom« . C’est curieux, son nom figure pourtant sur les délibérations du Sivom, dont il était il y a peu encore vice-président.

 

Ecoutons-le nier être au courant : cm20170201extrait4

 

Et maintenant, regardons la délibération du conseil syndical du SIVOM qui décide de l’achat de ces terrains, délibération où il figure, il est alors vice-président du SIVOM (cliquez sur l’image pour agrandir, puis revenez au texte en tapant sur la touche ‘échap’).

 

Si ça ce n’est pas un flagrant délit de mensonge... et de mépris pour les gens. Deux autres élus seyssois étaient présents lors de cette délibération du SIVOM, Alain Aubert et Geneviève Fabre. Ils sont donc au courant eux aussi. Mais sur ce sujet ils se taisent soigneusement. A ce jour, la division parcellaire est faite.

Et puis, comment Alain Pace peut-il renvoyer les gens vers le SIVOM, alors qu’Alain Bertrand, son président, refuse de les recevoir, et se cache depuis le début de cette affaire? Il est vrai qu’il est très occupé à faire avancer en douce le projet, pendant qu’Alain Pace fait diversion à Seysses. On ne peut être au crématorium et au moulin.

 

On peut donc conclure : c’est un faux pour le maire de Seysses

Dire des personnes qui viennent assister au conseil municipal qu’elles ne viennent « pas pour débattre démocratiquement et sérieusement, mais pour imposer [leur] point de vue d’opposition au projet de crématorium porté par le Sivom SAGe » est une manipulation. Le déclarer dans un média aussi populaire que le quotidien local, alors que les lecteurs n’ont pas les moyens de vérifier ces dires est une manœuvre mensongère, dont il est difficile de ne pas penser qu’elle vise à discréditer ces personnes auprès de l’opinion publique. Très utile au moment d’annoncer qu’un vote va avoir lieu. Mentir aussi grossièrement pour échapper au débat est simplement honteux.

A travers les documents communiqués ici, il apparaît par contre clairement que c’est le maire de Seysses et le Président du SIVOM de la Saudrune qui refusent le débat, et qui veulent imposer l’implantation d’un crématorium sur un terrain agricole seyssois.

 

Terminons par ce communiqué du ‘groupe de personnes présentes au conseil municipal’, très dignes dans leur protestation, communiqué publié dans La Dépêche du 8 mars 2017, sous la rubrique ‘Environnement’ :

«Non M. le Maire, nous tous qui venons assister aux conseils municipaux nous ne sommes pas des menteurs ni des détracteurs.

Nous sommes des femmes, des hommes, des mères, des pères, des retraités, des grands-parents, des promeneurs.

Nous aimons notre ville, et les gens qui y habitent !

Si nous nous déplaçons lors des conseils municipaux, c’est justement parce que nous recherchons le débat démocratique. Or il vous est récemment arrivé de vous y opposer, à ce débat, en ne donnant même pas la parole aux élus de l’opposition auxquels, pourtant, vous n’aviez pas le droit de la refuser !

Qui est le détracteur lorsque vous dites que nous sommes contre le crématorium, alors que nous nous opposons seulement à l’endroit choisi pour son installation ? Et d’ailleurs nous ne sommes pas les seuls, vu le nombre d’avis défavorables que ce projet a reçu de la part de nombreuses autorités administratives.

Vous prétendez que nous sommes «un groupe qui veut imposer son point de vue», or, M. le Maire, nous ne prenons jamais la parole si vous ne nous la donnez pas. Notre attitude lors du déroulement du Conseil Municipal a toujours été parfaitement respectueuse. Et lorsque nous pouvons vous poser des questions, vous avez tout loisir de nous répondre, et de nous contredire. Ce serait donc notre présence qui vous importunerait ?

Nous regrettons beaucoup que les «seyssoises et les seyssois favorables au projet», dont vous parlez, ne viennent pas également assister aux conseils municipaux, cela nous permettrait de pouvoir comprendre leurs arguments pour nous expliquer le bien-fondé du crématorium à cet endroit. Pourquoi n’avez-vous pas eu l’idée d’organiser une réunion publique, spécialement consacrée à ce sujet, qui aurait permis ces échanges ?

Mais maintenant, grâce à la demande insistante d’un élu de l’opposition, vous avez pris l’excellente décision d’organiser un référendum. Nous vous en félicitons très chaleureusement ! Nous regrettons seulement que vous ne vous soyez pas décidé à agir démocratiquement plus tôt.»

 

Alors, à quand un débat ? A quand une réunion publique ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Concurrence entre crématoriums

La concurrence entre les crématoriums de la Haute-Garonne pourrait devenir rude

Le marché des crémations étant juteux, le nombre des entreprises proposant leurs services va croissant. Elles sont aujourd’hui plusieurs à se faire une concurrence acharnée et à se livrer à de multiples actions lobbyistes pour obtenir les faveurs de nos élus, et le marché d’une délégation.

Auprès de notre SIVOM, c’est la Société des Crématorium de France, société par actions au capital de 4 millions et demi d’euros, qui a obtenu le marché de délégation. Cette société gère déjà une vingtaine de crématoriums en France, sauf dans le Sud-Ouest, où elle peine à s’implanter. Seysses serait donc le premier lieu où elle pourrait prendre pied.

Un projet semblable est en cours au Sicoval (Deyme ou Baziège), dans le Sud Est toulousain, projet moins avancé que celui du SIVOM de la Saudrune (aujourd’hui SIVOM SAGe). Vers un second crématorium dans le Sud Toulousain

Voilà que le Grand Toulouse entre dans le jeu, en se démarquant de ses concurrents, puisqu’il s’agit cette fois d’un projet en régie. Pour lire l’article de La Dépêche qui donne cette information, cliquer sur l’image.

 

Régie ou Délégation ?

Dans le cadre de la régie, un constructeur est choisi, mais ensuite le service de crémation est proposé par l’intercommunalité (ou la municipalité) même qui accueille l’établissement. C’est donc elle qui gère le site, ses services et le personnel. Elle aussi qui reçoit les bénéfices – ou les pertes –  dégagés par l’activité.

Dans le cadre de la délégation, une entreprise est choisie à la fois pour construire et pour exploiter le crématorium. La délégation est accordée pour un nombre d’années fixé en début de contrat. Une redevance est versée à la commune qui accueille le site.

Le SIVOM de la Saudrune a fait le choix d’une délégation. Toulouse, qui estime que la gestion d’un crématorium est rentable, a choisi la régie.

 

A-t-on besoin de trois crématoriums en Haute-Garonne ?

Un crématorium de plus dans le département est une évidence. En faut-il plus ? Le Grand Toulouse n’est pas centré sur le département de la Haute-Garonne. Il est proche de quatre autres départements (Ariège, Gers, Tarn, Tarn et Garonne), qui peuvent, eux aussi, se lancer dans la construction de crématoriums. Les habitants de Haute-Garonne auraient ainsi le choix, selon l’endroit où ils habitent, d’aller dans le crématorium du département voisin, plus proche de chez eux, au détriment des crématoriums haut-garonnais. Moins de rentabilité en perspective.

En France, des crématoriums ont dû fermer, victimes de la concurrence.

 » au moins 700 à 800 crémations par an sont nécessaires pour amortir la mise en place d’un four. Un seuil qu’un tiers des installations n’atteint pas. Surtout dans les zones où la concurrence fait rage. A Roanne et Mably, deux crématoriums situés à quelques centaines de mètres sont en rivalité directe. « Avec 420 crémations chacun en 2014, aucun n’est en mesure d’être rentable », commente un professionnel.

Situation voisine autour de Meaux, où deux sites sont sortis de terre en deux ans. En Haute-Savoie, celui de la Balme, concurrencé par deux autres, a même déposé son bilan. Après dix-huit mois de restructuration, ses dirigeants espèrent bien que leur plan de continuation sera validé par le tribunal le 17 novembre.

Des pertes à n’en plus finir, c’est bien ce que veut éviter Patrick Gomel, le directeur du crématorium de Boulogne (Pas-de-Calais). Ouvert par les collectivités locales en 2013, cet équipement s’acheminait doucement vers l’équilibre financier au bout de cinq ou six ans. Une perspective chamboulée par la création d’une unité concurrente à Réty, à quinze minutes en voiture, par le principal entrepreneur local de pompes funèbres. « Il n’y a pas la population suffisante pour deux crématoriums, peste M. Gomel. Si ce projet voit le jour, il ne pourra pas trouver les recettes nécessaires et notre propre activité s’effondrera. C’est un non-sens qui risque de coûter cher à tout me monde ! » Tous ses espoirs reposent désormais sur la préfète du Pas-de-Calais, appelée à donner ou non son feu vert à la création du site.

Au-delà, nombre de professionnels aimeraient que les régions se dotent de schémas directeurs pour que les implantations soient mieux réparties. C’est ce que suggère depuis longtemps le sénateur (PS) Jean-Pierre Sueur. Sa proposition en ce sens a été adoptée à l’unanimité par le Sénat en mai 2014. L’Assemblée nationale ne paraît pas pressée de lui donner force de loi. » (article du Monde Economique du 31 octobre 2015)

Le problème sur le plan environnemental est que lorsqu’un crématorium ferme, les structures, bâtiments, conduites souterraines, routes et aires de parking, restent, se dégradent et finissent en friches industrielles. A ouvrir deux ou trois crématoriums, il faut donc être sûr qu’ils vont être pérennes.

Sur ce sujet, une loi est en cours de rédaction à l’assemblée nationale, et devrait sortir en 2018. Elle viserait à réguler l’emplacement des crématoriums sur le territoire français pour éviter la concurrence sauvage que des groupes importants se livrent dans une guerre commerciale et financière. La mort attise bien des convoitises.

Rappelons enfin que la demande de crémation en hausse aujourd’hui pourrait n’être qu’un effet de génération, comme le montre l’enquête de Denis Cosnard dans Le Monde (http://lien-seyssois.fr/wp-admin/post.php?post=1000&action=edit ). La nouvelle génération ne plébiscite pas ce mode de funérailles. Le début de cet article le dit clairement :

« Il faudrait peut-être se calmer », reconnaît Jo Le Lamer, le président de la Fédération française de crémation. « On a ce qu’il faut pour les besoins actuels », appuie Jean Ruellan, un des dirigeants d’OGF, le leader français du secteur sous les marques PFG, Roblot, Borniol… Deux études tendent en effet à montrer que l’impressionnant essor de la crémation en France atteint ses limites.

« La première émane de la Fédération française de crémation elle-même. Chaque année, ce regroupement d’associations recense les décès à l’issue desquels le corps a été incinéré. En une génération, cette pratique est devenue un phénomène de masse. Elle concerne désormais plus d’un tiers des obsèques, contre 1 % en 1980. A Paris, le taux de crémation atteint même 47 %. Mais cette ascension se révèle de moins en moins rapide. En 2014, la part des crémations dans l’Hexagone est modestement passée de 34,1 % à 34,5 %, la plus faible hausse depuis des décennies. « Le mouvement se tasse », constate M. Le Lamer, qui s’attendait à un chiffre supérieur.

« Le deuxième signal provient du dernier sondage d’Ipsos sur les Français et la mort. « Pour vos propres obsèques, que préféreriez-vous ?», demande régulièrement l’institut aux Français. Depuis quelques années, la part de ceux penchant pour une crémation stagne autour de 51 %. Et la dernière vague, réalisée en juillet auprès de 1 010 personnes, marque une nette remontée de la préférence pour l’inhumation dans deux types de populations. Parmi les moins de 35 ans, 60 % sont désormais tenants de l’enterrement, contre 50 % en 2007. Leur part est passée dans le même temps de 72 % à 80 % au sein des croyants et pratiquants. […]

 

Quel sera le projet le mieux adapté ?

Pour en revenir à Seysses, encore une fois, soulignons-le : l’absence d’étude sur le choix du terrain, pointée par le préfet lui-même, l’imposition autoritaire d’un terrain agricole et à ce titre protégé pour l’implantation, l’opacité des manœuvres politiques aux niveaux d’Axe Sud et du Sivom de la Saudrune, les manipulations au niveau du SCOT pour contourner ce qui fait loi, pourraient desservir un projet pour lequel des élus de la précédente mandature ont fait un gros travail d’analyse et de préparation. A choisir entre un site ou un autre, le Grand Toulouse, le Sicoval ou Seysses, le projet du SIVOM de la Saudrune pourrait ne pas paraître le plus adapté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

crématorium et polllution

Bon alors, ça pollue ou ça pollue pas ?

 

Le mois dernier, le maire de Seysses recevait à leur demande l’agricultrice de la ferme du Petit Scarabée et trois représentants AMAP, inquiets de voir le crématorium s’implanter à quelques mètres de l’exploitation bio seyssoise. On les comprend. Entre autres invités surprise de cette rencontre, un représentant de la société chargée de construire et d’exploiter le crématorium était là, pour affirmer qu’il n’y aurait pas de pollution.

Par ailleurs, face aux inquiétudes des seyssois, l’association crématiste de la Haute-Garonne, ce 30 mars, rendait public via La Dépêche un communiqué criant au mensonge et affirmant : « Non, les crématoriums n’ont aucune incidence sur l’environnement, les chiffres officiels le prouvent et nous pouvons les présenter. »

La question  n’est pas des moindres. Elle concerne tous les seyssois, mais également les habitants de Lamasquère, tout proche. Un crématorium, est-ce que ça pollue, ou pas ? Et, plus largement, est-ce que ça a un impact sur l’environnement ?


Quelques remarques préalables sur la forme et les procédés :

Pour alimenter ce débat, il paraît important de s’assurer de la validité de ce qui se dit. Certaines interventions sont ainsi pour le moins maladroites.

-          Inviter à participer au débat la société privée qui va construire et exploiter le crématorium, n’est en rien un gage de validité : propriétaire et exploitant de plusieurs dizaines de crématoriums en France, cette société ne va pas dire qu’un crématorium pollue, elle va plutôt chercher à rassurer, pour qu’on la laisse faire tranquillement son business. Etant juge et partie dans cette affaire, ce qu’elle apporte au débat ne peut être crédible.

-          Dans son communiqué à La Dépêche, l’association crématiste de la Haute-Garonne, nie des évidences : elle a le droit de penser que les normes d’émission de gaz toxiques proposées par la loi sont valables. Mais de là à prétendre que « les crématoriums n’ont aucune incidence sur l’environnement», c’est faire un raccourci qui va à l’encontre de la prise de conscience environnementale à l’échelle mondiale. L’environnement, ce n’est en effet pas que la pollution de l’air. L’impact sur l’environnement relève du bon sens, et les chiffres officiels n’ont rien à voir là-dedans : milieu et équilibre écologiques modifiés, puisqu’il s’agit d’une implantation en milieu agricole et naturel ; surface de terres imperméabilisées augmentée ; impact des accès routiers créés et des canalisations de gaz implantées souterrainement ;  passage des convois sur des lieux peu fréquentés, ce qui les rend encore plus visibles que quand ils sont dispersés dans la circulation ; et, outre cette augmentation significative du trafic local, l’impact psychologique sur les riverains exposés au spectacle quotidien et attristant du deuil. Oui, toute infrastructure industrielle a un impact sur l’environnement, et le nier relève d’un procédé peu louable.

-          Attention à ne pas dévoyer le débat : les protestations les plus visibles aujourd’hui ne s’opposent pas à l’implantation d’un crématorium à Seysses, contrairement à ce que l’on voudrait faire croire. Elles s’opposent à son implantation sur un terrain agricole, au milieu d’une grande zone agricole et naturelle, loin des grandes voies de circulation, alors qu’il y a des alternatives, à Seysses ou dans les environs. Le maire de Seysses parle d’ailleurs justement dans son communiqué à la Dépêche d’une «opposition au projet de crématorium porté par le Sivom SAGe» (dont l’ex Sivom de la Saudrune fait partie). Rappelons, en effet, que ce nouvel emplacement pour le crématorium a été imposé par Alain Bertrand, maire de Frouzins, alors Président du Sivom de la Saudrune. Le projet initial de la mairie de Seysses était une implantation proche, elle,  de l’accès autoroutier, implantation initiale qui réunissait un large consensus.

-          Enfin, il faut noter que le débat arrive un peu tard : pour reprendre l’argumentaire proposé par Bruno R., lors du même débat en cours actuellement à Saint-Hostien (Haute-Loire), «Opacité totale. Aucune information auprès des habitants. C’est inadmissible. (…) Je suis un défenseur du principe de précaution. Le doute et la réflexion s’imposent avant un engagement sur un tel projet. (…) Il est nécessaire de partager les connaissances et les avis de tous avant de s’engager dans un tel projet. Une équipe communale doit avoir une vision cohérente et éclairée (voire éclairante !!) de l’avenir et cela ne peut se faire sans l’intégration de ceux qui l’ont désignée. » (https://www.change.org/p/non-au-cr%C3%A9matorium-%C3%A0-st-hostien) Oui, nos élus abusent trop souvent, parfois à leur profit, de la délégation de pouvoir que nous leur avons donnée et nous trahissent. La campagne électorale en cours ne le montre que trop, les élus se sont constitués en caste qui se veut supérieure. Les appels à la restauration d’un minimum de démocratie se multiplient, et à tous les niveaux le mécontentement augmente.

 

Un crématorium, est-ce que ça pollue, ou pas ?

La question n’est pas nouvelle. Elle a fait l’objet de nombreux débats dans les années 90 et 2000, et a conduit à de nouveaux textes réglementaires en 2010 (Ministère de la Santé et des Sports, Arrêté du 28 janvier 2010 paru au journal officiel du 16 février, relatif à la hauteur de la cheminée des crématoriums et aux quantités maximales de polluants contenus dans les gaz rejetés à l’atmosphère).

Jusque-là, contrairement à d’autres pays, la pollution engendrée par les crématoriums en France n’était pas prise en compte. Elle était pourtant loin d’être négligeable. L’association Française d’Information Funéraire en fait état en 2012. (http://www.afif.asso.fr/francais/conseils/conseil33.html ) :

L’Association française d’information funéraire est un association loi 1901 fondée par Michel Kawnik, qui se donne pour but l’information du public et la défense des intérêts des familles, en France et ailleurs, pour ce qui concerne la mort, les rites funéraires, le deuil et le souvenir. Cette association contribue aussi à des conférences, colloques, et participe à des commissions consultatives des services publics locaux. Cet organisme créé en 1992 est indépendant de tout syndicat, fédération, société commerciale ou autre association.

Cette association explique :

« L’or des prothèses dentaires, le métal des orthèses ou des prothèses articulaires sont soit collectés (les sociétés d’exploitation des crématoriums ne communiquent pas sur ce sujet et son commerce), soit évacués sous forme de poussière ou gazeuse ce qui est le cas lors de la sublimation du mercure contenu dans les amalgames dentaires.

« Les études sur la crémation se multiplient, notamment au Royaume-Uni. Les Anglais ont calculé que la crémation dégageait 1,35 tonne de mercure par an, dont la quasi-totalité, émise par rejet dans l’atmosphère. Le décret 94-117 du 20/12/1994 complété de l’arrêté du 29/12/1994 n’imposent aucun seuil pour le rejet du mercure et de la dioxine par les crématoriums.

« Par suite de la non-obligation législative de présence de filtres adaptés, les crématoriums français « sans filtre » sont responsables du tiers du total des émissions gazeuses de mercure qui est une substance cancérogène, mutagène et reprotoxique. » Le mercure se concentre également par bio-accumulation. Ce sont les animaux et les humains qui en souffrent le plus.

« Autres métaux lourds concernés : le plomb et le cadmium (Rapport d’information n° 261, les effets des métaux lourds sur l’environnement et la santé. Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques déposé le 5 avril 2001)

« La France, contrairement à bien d’autres pays européens, n’impose pas de système de filtration. Les pays du Nord, l’Allemagne, la Belgique et la Grande-Bretagne ont commencé depuis plusieurs années à s’équiper. Afin de lutter contre la grave pollution mercurielle, la Norvège a interdit en janvier 2008 l’emploi des amalgames dentaires au mercure.

« Lors d’une crémation, les produits formolés employés pour une conservation chimique du corps (thanatopraxie, soins de conservation, etc.) produisent de la dioxine.
La France, contrairement à bien d’autres pays européens, n’interdit pas ces injections lors d’une cérémonie d’obsèques avec crémation. La dioxine peut être à l’origine d’atteintes cutanées, d’altérations de la fonction hépatique, des systèmes immunitaires, nerveux et endocriniens et de la fonction de reproduction.

« En avril 2012, seuls 7 crématoriums français sur 144 sont équipés afin qu’aucune particule, mercure, dioxine et autres substances nocives majeures ne soient rejetés. En 2014,elles n’étaient encore que 9.

« Un arrêté signé le 28 janvier 2010, paru au JO le 16 février, oblige les crématoriums à s’équiper de filtre avant le 17 février 2018… Texte législatif intégral du 28/01/2010 (Cliquer) »

Et cette association concluait en 2012 : « Jusque 2018, les français devront supporter les dramatiques conséquences de santé dues au manque de respect du business de la mort! »

 

Qu’en est-il en 2017 ?

Un  crématorium qui dispose d’un filtre pollue moins qu’avant, mais ça ne signifie pas qu’il ne pollue plus, comme on voudrait nous le faire croire. Un crématorium équipé d’un filtre (obligatoire seulement à partir de février 2018) rejette :

-          20 mg/normal m3 de composés organiques (exprimés en carbone total) ;

-          700 mg/normal m3 d’oxydes d’azote (exprimés en équivalent dioxyde d’azote) ;

-          100 mg/normal m3 de monoxyde de carbone ;

-          100 mg/normal m3 de poussières ;

-          100 mg/normal m3 d’acide chlorhydrique ;

-          200 mg/normal m3 de dioxyde de soufre.

Donc oui, ça pollue. Certains diront « Ce n’est pas beaucoup », surtout s’ils habitent loin. D’autres diront « C’est déjà trop, soyons prudents ». Dans 10 ans, peut-être, on mesurera l’impact de ces quantités sur la santé des gens, et on les reverra à la baisse. En attendant, puisqu’on a le choix, autant réfléchir à l’endroit où on produit cette pollution, même si elle est réglementaire. Ce n’est même pas un principe de précaution, c’est du bon sens. Rien n’oblige à mettre ce crématorium au milieu d’une zone agricole et naturelle, loin des accès routiers.

Relativement à ces normes, une information interpelle : le crématorium du Père Lachaise, à Paris, a été équipé de deux filtres (coût : 450 000 euros). Dans le cadre de sa politique de développement durable, la Ville de Paris a en effet décidé d’aller très au-delà de la future obligation, en installant des dispositifs de filtration innovants et extrêmement performants.

Le tableau ci-dessous reprend les données constatées au Père Lachaise en 2015 :

POLLUANTS SYMBOLES EXIGENCES ACTUELLES* EXIGENCES FUTURES** DERNIERES ANALYSES DU PERE LACHAISE***
POUSSIERES < 100 mg / Nm3 < 10 mg / Nm3 3.01 mg / Nm3
MONOXYDE DECARBONE CO < 100 mg / Nm3 < 50 mg / Nm3 23.5 mg / Nm3
OXYDES D’AZOTE NOx < 700 mg / Nm3 < 500 mg / Nm3 366 mg / Nm3
COMPOSES ORGANIQUES VOLATILES COV < 20 mg / Nm3 < 20 mg / Nm3 3.32 mg / Nm3
ACIDE CHLORHYDRIQUE HCL < 100 mg / Nm3 < 30 mg / Nm3 4 mg / Nm3
DIOXYDE DE SOUFFRE SO² < 200 mg / Nm3 < 120 mg / Nm3 16,8 mg / Nm3
MERCURE HG < 0,2 mg / Nm3 0,016 mg / Nm3
DIOXINES ET FURANES PCDD et PCDF < 0,1 ng / Nm3 0,00714 ng / Nm3

-
*arrêté du 25 avril 1995
**arrêté du 28 janvier 2010 applicable le 29 janvier 2018
*** maximum des moyennes des analyses des deux lignes de filtration des fumées, ouest et est.

C’est dire si, pour certaines municipalités, et pas des moindres,  la prudence est de mise… Pourquoi ce qui est valable à Paris ne le serait pas en province ?

 

Crémation contre inhumation

L’association crématiste de la Haute-Garonne argumente qu’une crémation pollue moins qu’une inhumation, ce qui est vrai sur un temps long. Par contre,  alors que les inhumations se font globalement localement ((il faut le plus souvent habiter la commune pour acquérir une concession), ce qui répartit la pollution sur toutes les communes, la crémation concentre, elle, la pollution de toute une partie du département en un seul lieu. Le lieu où est implanté le crématorium est donc sacrifié pour les autres. Les inhumations sont communales, les incinérations sont départementales (900 crémations à l’année pour un crématorium, 60 inhumations en moyenne dans une commune de la taille de Seysses).

 

Et si on parlait alternatives : ni inhumation, ni crémation

Il existe des alternatives écologiques à la crémation et à l’inhumation, déjà pratiquées dans plusieurs pays.

- La résomation encore désignée par promession ou bio-crémation est un procédé développé en Suède. Le défunt plongé dans de l’azote liquide est  refroidi à -196°C. Devenu friable, il est placé sur une table vibrante pour provoquer sa destruction en particules fines. Après tamisage, la poudre obtenue est placée dans une urne biodégradable afin d’être enterrée. Aucun rejet de vapeur de mercure n’est dégagé dans l’atmosphère.

La promession est actuellement autorisée en Suède, Allemagne, Royaume-Unis, Corée du Sud, Afrique du Sud.

- L’aquamation ou hydrolyse alcaline consiste à réduire le corps en cendre sans crémation. Après immersion dans un caisson rempli d’une solution alcaline, il y a mise sous pression et chauffe à 160°. La poudre de calcium obtenue peut être placée dans une urne biodégradable ou non. Limitation des rejets de CO², pas de pollution par le mercure et les métaux lourds. Utilise 10 fois moins d’énergie qu’une crémation

L’aquamation est utilisée en Australie, en Angleterre, aux USA (dans 7 états américains dont la Floride, la Pennsylvanie et le Minnesota) et au Canada.

 

Ces deux techniques ne sont pas proposées par les sociétés de pompes funèbres en France car :

- La mise en cercueil est une obligation législative.

- Seules l’inhumation et la crémation sont autorisées.

La France… et sa culture du lobby auprès des politiques. (La société des crématorium de France est une société par action simplifiées au capital de 4 millions et demi d’euros, qui déclarait en 2011 un chiffre d’affaire de plus de 7 millions d’euros).

 

Un question également  environnementale :

Au-delà de la pollution, la question environnementale doit être posée. L’histoire industrielle et routière de la vallée de la Garonne en fait un lieu où l’implantation d’un crématorium peut être opportune : cette vallée, depuis l’antiquité, a été utilisée pour le tracé d’axes routiers (voie romaine de Toulouse à Saint-Bertrand, puis chemin de fer, autoroute), et, puisque le transport y était possible, pour l’installation de sites de production.  En rapport avec le fleuve, on y trouve d’anciennes gravières, non cultivables, proche de l’autoroute, et pour certaines sans habitat. C’est sur un site de cette nature que l’implantation d’un crématorium gênerait le moins.

Seysses se trouve justement sur ce couloir lié au fleuve. Sinon, les anciennes gravières le long de la Garonne ne manquent pas. Un crématorium à Seysses, ça peut être opportun, et il faut bien accepter des infrastructures pour l’équipement public, comme d’autres acceptent le passage du TGV ou de l’autoroute. Mais ce n’est pas obligé non plus que ce soit à Seysses précisément.

 

Halte à la désinformation

Pour finir, soyons vigilants : être opposant au projet du SIVOM, ce n’est pas être opposant au crématorium. Il faut certes quelque part dans notre département un crématorium. Pourquoi pas à Seysses. Mais pas sur un terrain agricole et pas en dégradant un peu plus l’environnement. Il y a d’autres possibilités. Comme le dit le préfet lui-même : le choix de ce terrain ne relève que d’une opportunité foncière, il ne relève d’aucune étude. Le SIVOM a un terrain à cet endroit dont il ne sait que faire ? Et bien, hop, le crématorium, on va le mettre là, sans se demander si c’est le bon endroit. C’est décidé par le maire de Frouzins sans concertation, et les élus seyssois qui nous représentent au SIVOM se taisent.

Le laxisme de nos élus en matière de dégradation environnementale, leur compromission avec les lobbys de l’argent industriel, ont fait assez de dégâts ces dernières décennies. La prise de conscience dans nos sociétés des nécessités écologiques n’autorise plus ces projets où l’être humain, en bout de chaine, et le plus grand perdant.

Nos enfants et petits-enfants méritent qu’on leur laisse un monde meilleur. Nous leur devons un monde meilleur.

 

 

 

 

Les élections municipales mars 2014

Conseil Municipal : le saviez-vous ?

En France, le conseil municipal est l’assemblée délibérante élue de la commune chargé de régler, par ses délibérations, les affaires de la commune.

Le conseil municipal gère la plus petite collectivité territoriale française disposant d’une autonomie juridique et financière, la commune.

Élections municipales dans les communes de plus de 999 habitants (Seysses)

Le système électoral diffère selon la taille de la commune. Le mandat des élus municipaux est de 6 ans, renouvelable indéfiniment.

Les membres du conseil municipal sont élus au scrutin proportionnel de liste à deux tours, avec prime accordée à la liste arrivée en tête. La liste victorieuse (majorité absolue au premier tour, majorité relative au second) se voit en premier lieu attribuer la moitié des sièges à pourvoir. L’autre moitié est répartie à la proportionnelle entre l’ensemble des listes ayant obtenu un minimum de 5 % des suffrages exprimés (au premier ou au second tour, suivant le cas).

Les listes sont bloquées. Aucune rature n’est admise sur le bulletin de vote. Chaque liste doit comporter autant de noms que de sièges à pourvoir.

Un conseil municipal peut être composé de représentants d’une seule liste :

  • si seule une liste s’est présentée au premier ou au second tour,
  • si, malgré la présence de plusieurs listes, une seule a dépassé le seuil des 5 % exigé pour participer à la répartition des sièges,
  • si, entre les deux tours, une ou plusieurs listes ont fusionné.

Quels sont les pouvoirs du Conseil Municipal ?

Le conseil municipal est présidé par le maire, et dispose collectivement du pouvoir délibérant sur le territoire de la commune.

Le maire, chargé notamment de préparer et d’exécuter les décisions du conseil municipal, est élu par le conseil, au scrutin majoritaire uninominal. Il dispose d’importants pouvoirs et de responsabilités propres, telle que la responsabilité des activités de la police municipale, ou la responsabilité de la gestion du personnel communal.

L’élection des maires-adjoints s’effectue au scrutin de liste à la majorité absolue, sans panachage ni vote préférentiel. Sur chacune des listes de candidats à ces fonctions, l’écart entre le nombre des candidats de chaque sexe ne peut être supérieur à un, afin d’assurer la représentation équilibrée des deux sexes.

Le maire, chargé notamment de préparer et d’exécuter les décisions du conseil municipal, est élu par le conseil, au scrutin majoritaire uninominal. Il dispose d’importants pouvoirs et de responsabilités propres, telle que la responsabilité des activités de la police municipale, ou la responsabilité de la gestion du personnel communal.

L’élection des maires-adjoints s’effectue au scrutin de liste à la majorité absolue, sans panachage ni vote préférentiel. Sur chacune des listes de candidats à ces fonctions, l’écart entre le nombre des candidats de chaque sexe ne peut être supérieur à un, afin d’assurer la représentation équilibrée des deux sexes.

Un maire adjoint a une responsabilité exécutive. Les adjoints pilotent les services de la mairie, selon un découpage (social, finance, développement etc …) qui a été décidé par le maire et le conseil municipal.

Un conseiller municipal a moins de responsabilités .  Il  siège au conseil municipal.

Ce sont eux (tous, l’ensemble du conseil municipal, avec plus ou moins de responsabilités donc) qui décident comment et pourquoi dépenser le budget municipal (issu des impôts locaux, entre autres) : la décision de construire un stade, des écoles, des espaces verts, la solidarité, le ramassage des poubelles, le stationnement, la police municipale, les équipements sportifs, les jumelages avec des villes étrangères, les cours du soir pour adultes, les cours de français pour les étrangers, les spectacles dans les salles municipales.

Un Conseil Municipal, comment ça fonctionne ?

Le conseil municipal doit se réunir au moins une fois par trimestre, ou sur demande motivée d’au moins le tiers de ses membres, mais se réunit le plus souvent une fois par mois.

N’importe quel citoyen peut contester et attaquer les délibérations du conseil. En cas de dysfonctionnement grave, le conseil peut demander une dissolution par décret en conseil des ministres.

 

Elections municipales 2014 – Infos pratiques

Dates des élections

Les élections municipales se dérouleront les dimanches 23 et 30 mars 2014. Sauf notification particulière ultérieure de la mairie, le scrutin est ouvert de 8 heures à 18 heures.

Consultation des listes électorales

Tout électeur, même inscrit dans une autre commune, peut consulter les listes électorales et en obtenir copie en s’adressant à la mairie ou à la préfecture.

Vote par procuration

Le vote par procuration permet de se faire représenter, le jour d’une élection, par un électeur de son choix (inscrit dans la même commune et n’ayant pas reçu plus d’une procuration sauf si celle-ci a été établie à l’étranger). Les électeurs peuvent désormais remplir leur demande de vote par procuration depuis leur ordinateur personnel, en utilisant le formulaire Cerfa disponible en ligne. Il faut ensuite se présenter en personne au tribunal d’instance, au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie (du lieu de résidence ou de travail).

Électeurs installés à l’étranger

Les citoyens français qui vivent à l’étranger peuvent participer aux élections à la condition d’être inscrits sur une liste électorale.

Droit de vote des détenus

Le simple fait d’être détenu ne prive pas du droit de vote. Seules les personnes auxquelles les tribunaux ont interdit le droit de vote et d’élection perdent leur capacité électorale.

Mode de scrutin

Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct par les électeurs français et européens inscrits sur les listes électorales. Le mode de scrutin dépend de la taille de la commune. Le maire et ses adjoints sont ensuite élus par le Conseil municipal.

Pour la première fois, les citoyens élisent à l’aide d’un même bulletin de vote leurs conseillers municipaux et leurs conseillers communautaires (Axe Sud, pour les Seyssois). Ces derniers représentent les communes au sein des organes délibérants des groupements intercommunaux dont elles sont membres.

Bureaux de vote et pièces d’identité à présenter pour voter

Pour Seysses, deux lieux pour les bureaux de vote : salle des fêtes (bureau 1, 2, 3, 4) et Maison des Associations aux Aujoulets (bureau 5).

Au bureau de vote, seuls certains documents sont admis pour prouver son identité (carte nationale d’identité, passeport, permis de conduire, carte vitale avec photographie, carte de famille nombreuse…).

Comment lire une liste :

Pour la liste qui est élue, les premiers de la liste seront appelés à être adjoints au maire ; les autres seront conseillers. Mais pas tous : les derniers de la liste ont peu de chance de faire partie tout de suite de l’équipe. Ils ne seront appelés que s’il y a des départs d’élus déjà en place.

Leur place, en effet, va être prise par les élus des autres listes (élus de l’opposition), si ces dernières font plus de 5%. Leur nombre dépend du nombre de suffrages qu’a obtenus la liste (proportionnalité). Ils prennent ainsi des places aux derniers conseillers de la liste victorieuse.

Enfin, la « tête de liste » de la liste victorieuse est le plus souvent élue maire par ses colistiers. Mais ce n’est pas une obligation. Le conseil municipal peut élire la personne qui est en troisième position sur la liste par exemple.

Ce sont là des règles généralement convenues. Elles n’ont aucun caractère obligatoire.

 

VOTER

Abstention, vote blanc, vote nul

(D’après le site vie-publique.fr)

Le vote des citoyens fonde la démocratie représentative

Selon l’article 3 de la constitution, la Souveraineté appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Le peuple exprime sa Souveraineté en votant afin de choisir ses représentants (les élus) ou de faire valoir son point de vue lors d’un référendum. C’est cette participation des citoyens qui fonde et légitime la démocratie représentative.

Les élus sont donc ceux que nous désignons pour incarner la volonté générale, pour voter les décision concernant la gestion de la commune, pour contrôler comment la commune est gérée (et non gouvernée…).

L’abstention consiste à ne pas participer à une élection ou à des opérations de référendum. Elle traduit soit un désintérêt total pour la vie publique, soit un choix politique actif consistant à ne pas se prononcer afin de montrer son désaccord. Néanmoins, l’abstention semble traduire une crise de la représentation (perte de confiance dans les élus) et peut poser la question de la légitimité du pouvoir politique élu avec une faible participation.

Le vote blanc consiste pour un électeur à déposer dans l’urne un bulletin dépourvu de tout nom de candidat (ou de toute indication dans le cas d’un référendum). Ce type de vote indique une volonté de se démarquer du choix proposé par l’élection.

Le vote nul correspond à des bulletins déchirés ou annotés qui ne sont pas pris en compte dans les résultats de l’élection. Il est parfois difficile d’interpréter le sens d’un vote nul. L’électeur n’a pas forcément souhaité que son vote soit nul (il a cru, par exemple, qu’une mention manuscrite ajoutée n’aurait aucune incidence). Mais, il arrive également que l’électeur ait volontairement déposé un bulletin nul pour manifester son opposition aux différents candidats et programmes présentés.

Lors du dépouillement les votes blancs et nuls sont comptabilisés et sont annexés au procès verbal dressé par les responsables du bureau de vote. Mais ils n’apparaissent pas dans le résultat officiel où ne sont mentionnés que le nombre des électeurs inscrits, le nombre de votants, les suffrages exprimés (ensemble des bulletins moins les votes blancs et nuls).

Une proposition de loi visant à reconnaître le vote blanc était en cours d’examen au Parlement depuis juillet 2012. L’Assemblée nationale l’avait ensuite adoptée à l’unanimité en deuxième lecture, le 28 novembre 2013. Elle a pour objectif de faire reconnaître que le vote blanc est un acte citoyen qui se distingue de l’abstention – l’électeur s’étant déplacé jusqu’à son bureau de vote – et exprime une volonté politique de participer au scrutin pour dire son refus de choisir entre les candidats en lice. L’idée était que la prise en compte du vote blanc pourrait permettre de faire reculer le taux d’abstention.

La proposition de loi a été définitivement adoptée par le Sénat le 12 février 2014. Oui, mais… doit entrer en application à compter du 1er avril 2014, juste le lendemain des élections municipales, le 30 mars. Elle ne sera donc effective pour la première fois que lors des élections européennes du 25 mai 2014, et pas pour les municipales de mars.

C’est nigaud, non ? Ils ont dû oublier qu’il y avait ces élections en mars… ou alors c’est un poisson d’avril.

 

 

Et après le vote….

Plusieurs façons d’être citoyen
et de participer à la vie démocratique locale

Si le vote et l’engagement dans les partis politiques sont aujourd’hui l’épine dorsale de notre démocratie, force est de constater que cela conduit malheureusement à la confiscation de l’exercice de la démocratie par les partis politiques les plus influants, qui sont aussi les plus riches. Difficile de ne pas penser aux affaires de corruption qu’on porte régulièrement à notre connaissance, qui montrent comment le grand capital influence la conduite politique de notre pays.

Mais la participation à la vie démocratique ne passe pas seulement par le vote : il existe de nombreux autres moyens de s’impliquer dans le débat.

En voici quelques uns, proposés par le site http://www.vie-publique.fr

Les conseils de jeunes

Si vous souhaitez vous impliquer dans la vie politique de votre village, ville, département ou région, vous pouvez rejoindre un conseil de jeunes jusqu’à l’âge de 18 ans. Vous pourrez ainsi apporter vos idées, participer à des réalisations visant à améliorer la vie de vos concitoyens, donner votre avis sur des projets qui vous concernent et faire des propositions aux élus sur les dossiers qui vous intéressent.
Noter bien, et cela, c’est nous qui le rajoutons, que vous pouvez faire tout cela à titre individuel, sans forcément faire partie du Conseil des Jeunes, qui, d’ailleurs, n’existe pas partout. Simplement, au sein du Conseil des Jeunes, votre parole pourrait peut-être avoir plus de poids.

Les conseils consultatifs de quartier

En parallèle des conseils de jeunes, se sont également développé les Conseils Consultatifs de Quartiers (CCQ). Véritable espace de concertation au sein des différents quartiers de la ville dans laquelle l’initiative est mise en place, il met en relation conseillers de quartiers, élus municipaux, associatifs, acteurs de la vie locale (c’est à dire tout un chacun, nous sentons-nous obligés de préciser), participe à l’élaboration d’initiatives et de projets locaux ou à l’étendue bien plus importante. Les CCQ permettent donc de faire vivre une véritable démocratie locale, donnant la possibilité aux habitants des quartiers de devenir des citoyens engagés et des acteurs importants de la vie locale.
A ce jour, nombre de communes ont déjà mis en place des CCQ.

Les associations

« On est plus fort ensemble ». Cette doctrine se vérifie depuis cent ans dans les milliers de structures associatives en France. Les associations sont des corps intermédiaires à part entière, complémentaires du monde politique et syndical.
Près de 1 100 000 associations actives en France agissent pour retisser du lien social, aider les personnes en difficulté, défendre des principes moraux, des intérêts économiques ou environnementaux, soutenir des projets culturels ou associatifs. L’engagement associatif ou l’aide bénévole sont ainsi motivés par une éthique et un altruisme personnels.

Le service civil volontaire

(Celui-là, on n’y aurait pas pensé, mais c’est une bonne idée)

Mis en place par la loi du 31 mars 2006, son but est de permettre à des jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus de s’engager au service d’une mission d’intérêt général dans une association, une collectivité territoriale ou un établissement public pour une durée pouvant aller de 6 à 12 mois. Cette initiative permet la rencontre de jeunes venus de milieux culturels divers, favorise donc une certaine mixité sociale et culturelle et participe à la formation aux valeurs civiques.

 

Il est étonnant, et c’est à interroger, que ce site officiel ne mentionne pas trois actes pourtant élémentaires de l’engagement dans la vie démocratique, en particulier locale :

  • La rencontre avec un élu pour échanger avec lui sur la situation de la commune, lui apporter un témoignage, lui faire part d’une analyse ou d’une proposition.

Il faut dire que ni l’Etat ni la plupart de nos élus ne se bousculent pour promouvoir ce type d’action, ni pour faire en sorte que du temps soit donné aux citoyens dans ce sens, en particulier à ceux qui travaillent : à l’heure où beaucoup sortent du travail, les mairies et autres permanences sont fermées. Quant aux permanences des députés, conseillers, sénateurs, peu en connaissent l’existence et le chemin. C’est dommage, et c’est de la responsabilité de tout le monde.

  • Assister aux conseils municipaux de la commune où l’on réside, car ils sont publics.

Au-delà du simple acte de présence, c’est un acte citoyen à part entière. La présence d’administrés lors d’une discussion ou d’un vote engage davantage les élus, qui peuvent alors avoir le sentiment de rendre compte aux votants de leur engagement, et d’œuvrer dans l’intérêt de tous. Des citoyens absents et démobilisés laissent s’entrouvrir la porte de l’abus de pouvoir : « Puisque ça n’intéresse personne… ». Se mobiliser et assister aux conseils municipaux est donc bien une action qui peut influer sur les décisions prises, même si, sur le principe, l’auditeur n’a pas droit à la parole. Le maire a cependant la possibilité de donner la parole à un auditeur. Rien n’empêche ce dernier, par ailleurs, de prendre ensuite rendez-vous avec le maire, pour donner son avis sur ce à quoi il a assisté. Le fonctionnement d’un conseil municipal est significatif des valeurs qui sont portées par chaque personne y participant, citoyens-auditeurs compris.

  • Donner son avis à l’occasion d’une enquête publique.

L’équipe municipale est parfois obligée de prendre l’avis de la population lorsqu’elle veut apporter une modification à la gestion de la commune. Cela se fait par le biais d’une enquête publique. Donner son avis montre que l’avenir de la commune nous importe… à condition de savoir qu’il y a une enquête publique, et les mairies ne jouent pas toujours le jeu de l’information.

Là encore, il faut remarquer que ce n’est pas toujours facile, compte tenu des dispositifs prévus pour cela : les permanences des commissaires enquêteurs se font sur le temps de travail de la plupart des gens ; les documents mis à disposition pour prendre connaissance des enjeux de l’enquête sont longs à lire et difficiles à comprendre ; il n’est pas facile de savoir qu’une enquête publique est en cours. Quand on veut nous vendre un produit dont on n’a pas besoin, on sait nous faire passer l’information (publicité, harcèlement téléphonique), pour les enquêtes publiques et tout ce qui concerne la vie citoyenne, non.

 

Voilà, vous avez le choix. Une fois par an au moins, vote ou pas vote, manifestez que vous êtes citoyens.
La démocratie ne peut pas fonctionner sans vous, sans nous tous… Elle s’use si on ne s’en sert pas.

Plus d’informations (moins critiques…) sur : http://www.vie-publique.fr

Elections municipales 2014

Christian Partinico prend sa retraite d’élu

 

De nouveaux élus vont arriver. D’autres, après un engagement plus ou moins long, s’arrêtent volontairement. C’est le cas de Christian Partinico, que nous avons rencontré, et qui a bien voulu nous parlé de son parcours.

Un engagement d’abord associatif

Christian Partinico habite Seysses depuis 1980. Ses trois enfants ont fait leurs scolarités à l’école Paul Langevin. Il est bien connu d’un grand nombre de Seyssois, puisqu’il s’est d’abord investi aux parents d’élèves, pour être au plus près du cursus scolaire de ses enfants , et participer à la vie des écoles. « Cela a été une riche expérience, de rencontres et de contacts avec les enseignants, les parents et les élus. », se souvient-il.

Dans le prolongement de ce premier engagement très familial et personnel, il a eu envie ensuite de s’impliquer davantage dans la vie de la commune, et a été membre du conseil d’administration du foyer rural et responsable du club photo.

« Le contact a toujours été important pour moi, j’ai été postier pendant 37 ans ! C’est là un véritable métier de contact. »

Depuis 7 ans, dès le début de la retraite, il est devenu correspondant Dépêche. Encore une façon de rester en contact, et de servir la commune !

Un conseiller-délégué très impliqué, qui a contribué à dynamiser la vie culturelle seyssoise

Très concerné par la vie locale, et pour aller un peu plus loin, il a accepté en 1995 de faire partie de l’équipe municipale, d’abord comme conseiller, puis comme conseiller délégué (même responsabilités que les adjoints). « A la suite du club photo, je souhaitais m’engager dans la gestion municipale, tenter d’apporter mes idées sur la manière de développer la culture sur Seysses, explique-t-il. J’aime les livres, les spectacles, la musique, le théâtre, les animations culturelles et festives, tout ce qui fait qu’un village bruisse de vie. » Et d’ajouter, un brin critique : « Je trouvais (et je trouve encore) qu’à Seysses cela manque un peu. »

De fait, nous l’avons tous toujours vu heureux de pouvoir s’occuper de la médiathèque, et tellement s’y investir durant ce dernier mandat.

« Ma plus grande déception a été de ne pas réussir à créer un salon du livre. »

Avec le personnel de la médiathèque, il a créé le service culturel. Ainsi, au-delà de la gestion de la médiathèque, nos bibliothécaires se sont vues confier la tâche de proposer des spectacles, des animations culturelles à tous les publics. Ce sont elles maintenant qui, après concertation avec les élus, programment dès l’automne les évènements de l’année suivante, et qui structurent ainsi la vie culturelle de la commune.

« Ma plus grande déception a été de ne pas réussir à créer un salon du livre, que j’ai pourtant mis sur les rails. Pour une question de temps, cela n’a pas abouti. Comme je quitte l’équipe, que je ne me représente pas, je ne pourrai pas continuer à porter ce projet. Je me console en me disant qu’il devrait quand même avoir lieu l’année prochaine, et à défaut d’y être en tant qu’élu, j’en profiterai comme seyssois. Je serais très déçu si l’idée était abandonnée. »

Et maintenant, des projets d’avenir ?

« Je viens de participer à trois mandats (19 ans), plus de trente ans dans le foot comme éducateur pour les enfants. Ça m’a énormément apporté, j’en ai été heureux, en particulier de travailler avec l’équipe de la médiathèque. J’ai été postier par nécessité ; mais mon engagement citoyen, c’était mon choix, c’était moi. J’ai envie maintenant de passer à autre chose, de penser davantage à moi. Je passe le relais : si chacun s’investit un peu, la vie démocratique peut continuer. Je reste cependant correspondant Dépêche, et donc attentif à ce qui se passe à Seysses. »

Et il reste, bien sûr, seyssois, plus que jamais, et fidèle adhérent du club montagne.

Merci encore Christian, et à bientôt, parmi nous.

 

 

 

 

 

 

 

Que peut-on attendre d’un(e) élu(e) ?

Nous nous apprêtons à voter pour désigner des personnes à qui nous demanderons de gérer la commune et de nous représenter pendant plusieurs années.

Mais que sommes-nous sensés attendre d’elles au juste ?

Il n’y a bien évidemment pas de liste exhaustive de ce qu’un citoyen peut escompter de ses élus : prise en compte de l’intérêt général, éclairée par le bon sens ; gestion de l’argent mis en commun à travers les impôts locaux et fonciers ; défense des intérêts de la communes et des administrés auprès d’instances plus larges, communautés de communes, conseils généraux et régionaux et autres ; information et communication autour des enjeux locaux ; mais aussi, parfois et pour certains, …passe-droits et combines.

Et les promesses électorales alors, peut-on attendre qu’elles soient tenues ?

Lors de la Révolution française, il y a eu un important débat sur cette question pour les parlementaires. Certains étaient favorables au système dit du mandat impératif. Dans ce cas, les élus s’engagent, lors de l’élection, sur des questions précises, et si, une fois parvenus au pouvoir, ils n’agissent pas en stricte conformité avec ces engagements, ils peuvent être déchargés de leurs fonctions (Aujourd’hui, ça ferait drôle à certains…)

Pour d’autres, qui devaient finalement l’emporter, les parlementaires étaient les élus de la Nation tout entière, et ne pouvaient donc être tenus par des engagements pris devant une partie seulement de la Nation (correspondant aux électeurs de leur circonscription). On retrouve aujourd’hui encore cette tradition dans la Constitution du 4 octobre 1958, dont l’article 27 dispose que : « Tout mandat impératif est nul ». (Prudents, les gars).

Cela ne signifie pas que les citoyens ne peuvent rien attendre de leurs élus.

S’agissant des élus nationaux, les citoyens peuvent attendre d’eux qu’ils recherchent l’intérêt général dans leur action quotidienne. Mais, les citoyens considèrent également que les élus nationaux doivent pouvoir être saisis de problèmes plus quotidiens. Ainsi les députés reçoivent un courrier abondant leur demandant d’intervenir auprès d’organismes de l’État ou relevant des collectivités territoriales, notamment dans les domaines sociaux (logement, emploi, personnes âgées…). Les parlementaires le font volontiers et y consacrent un temps important.

Concernant les élus locaux, leur rôle est bien d’assumer des tâches en relation directe avec la vie quotidienne des citoyens et d’assurer, en même temps, le développement de la collectivité dont ils ont la charge.

Le non-cumul d’un mandat exécutif local avec un mandat parlementaire est d’ailleurs largement soute-nu par l’opinion qui souhaite voir les élus locaux se consacrer entièrement à leurs charges. Pour leur part, de nombreux élus de la majorité comme de l’oppo-sition justifient, quant à eux, le cumul des mandats par la nécessité d’avoir un ancrage local pour mener à bien leur mandat parlementaire (à démontrer).

Faire vivre et défendre des valeurs

Une attente légitime, mais peut fréquente hélas, à l’égard de nos élus, est qu’ils fassent vivre et défendent les valeurs qui fondent la citoyenneté dans notre système démocratique.

Outre un statut juridique et des rôles sociaux, la citoyenneté en effet, se définit aussi par des valeurs. On peut en évoquer au moins trois :

La civilité : il s’agit d’une attitude de respect, à la fois à l’égard des autres citoyens (ex : politesse), mais aussi à l’égard des bâtiments et lieux de l’espace public (ex : transports publics). C’est une reconnaissance mutuelle et tolérante des individus entre eux, au nom du respect de la dignité de la personne humaine, qui permet une plus grande harmonie dans la société.

Le civisme : il consiste, à titre individuel, à respecter et à faire respecter les lois et les règles en vigueur, mais aussi à avoir conscience de ses devoirs envers la société. De façon plus générale, le civisme est lié à un comportement actif du citoyen dans la vie quotidienne et publique. C’est agir pour que l’intérêt général l’emporte sur les intérêts particuliers.

La solidarité : elle est importante, en effet, dès lors que les citoyens, dans une conception classique, ne sont pas de simples individus juxtaposés, mais un ensemble d’hommes et de femmes attachés à un projet commun. Elle correspond à une attitude d’ouverture aux autres qui illustre le principe républicain de fraternité. Dans ces conditions, la solidarité, qui consiste à venir en aide aux plus démunis, directement ou par le biais des politiques publiques (ex : impôt redistributif) est très directement liée à la notion de citoyenneté.

Ces trois valeurs donnent à la citoyenneté tout son sens..

C’est aussi à l’aune de ces valeurs que nous pouvons évaluer les trois listes présentes pour ces élections et faire notre choix.

Si la gestion et la représentation construisent la commune d’aujourd’hui et de demain, les valeurs, elles, en sont le ciment humain et social. L’un sans l’autre ne peut tenir bien longtemps.

Nous tous, citoyens, sommes responsables et garants de ces trois valeurs. Elles font partie de ce patrimoine culturel et social que nous devons préserver et transmettre aux enfants.

 

 

 

Elections municipales mars 2014

Bie

Qui est le (la) candidat(e) idéal(e) ?

Bien qu’il n’y ait pas de profil type du (de la) candidat(e) idéal(e), voici une série de qualités nécessaires pour un(e) potentiel(le) candidat(e) :

•Avoir le sens de la collectivité, le souci de répondre aux besoins de la majorité ;

•Avoir du leadership, la capacité de rassembler ;

•Entrer facilement en relation avec les autres ;

•Être à l’écoute des gens ;

Être capable d’ana- lyser rapidement une situation

•Avoir le goût de l’engagement et du travail d’équipe ;

•Jouir d’une bonne crédibilité ;

•Avoir des idées, des projets, des idéaux et savoir les défendre ;

•Avoir une vision pour le développement de sa communauté.

Et s’il n’en fallait qu’une ?

Toutes ces qualités n’entrent pas en jeu avec le même poids. Si les qualités relationnelles paraissent premières, celles liés aux compétences sont moins essentielles, dans la mesure où les décisions sont – en principe, si les règles démocratiques sont respectées – prises en équipes. Chacun apporte ses compétences, et il est certain qu’un élu qui oeuvrerait seul, par goût du pouvoir par exemple, verrait son action limitée, combien même il aurait de nombreuses compétences.

Quant aux qualités liées à la créativité et aux valeurs morales, elles ne sont pas celles qui apparaissent toujours au premier plan, d’autant qu’on assiste à une dérive aujourd’hui où les élus se donnent plus pour mission de gérer, plutôt que de penser et de porter des projets humains. Mais elles sont bien celles qui doivent donner sens au travail d’une équipe et au travail d’équipe, et en garantir la valeur humaine. Ce sont elles qui font d’un projet un réel vecteur de progrès de développement pour une commune.

Vous envisagiez de vous présenter, et vous ne vous reconnaissez pas toutes ces qualités. Dommage …?

Bien sûr, s’il fallait attendre que quelqu’un ait d’emblée toutes ces qualités, il n’y aurait pas beaucoup de candidats. Aussi, ne pas les avoir toutes ne doit pas faire craindre de se présenter : cela s’apprend et se développe au fil du temps. Faites-vous confiance! Il faut simplement être convaincu qu’il faudra acquérir peu à peu ces qualités, et être disposé à y travailler. La capacité à se remettre en cause et à progresser est sans doute la première des qualités nécessaires, indispensable celle-là.

Aucune formation académique spécifique et aucun niveau d’études ne sont nécessaires pour faire de la politique. Une bonne expérience de vie et la connaissance de son milieu sont tout aussi, sinon plus importantes, que les diplômes ou les compétences professionnelles. Il ne faut toutefois pas sous-estimer les difficultés d’une candidature et d’une campagne électorale. Quel que soit le niveau de responsabilité brigué, tout(e) candidat(e) doit avoir certaines connaissances et faire preuve de beaucoup de détermination.

Adapté du site www.reseautablesfemmes.qc.ca.

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Vers des territoires sans âme

Vers des territoires sans âme

 

 

 

« Après quatre mois de réflexions, de discussions, de conseils techniques, les élus ont examiné hier plusieurs amendements. », indique La Dépêche du 12mars 2016 dans son article sur les fusions des intercommunalités (loi NOTRE : Nouvelle Organisation du Territoire de la République).

http://www.ladepeche.fr/article/2016/03/12/2302662-2017-deux-fois-moins-communautes-communes-syndicats.html

Pourtant, beaucoup de nos élus locaux appelés à voter la semaine dernière pour la fusion d’Axe Sud, de la CAM et de la Communauté de Communes Rurales des Coteaux du Savès et de l’Aussonnelle, ont dû le faire en étant informés au dernier moment, sans le recul nécessaire à la réflexion, comme en a témoigné la pétition frouzinoise proposée récemment sur change.org. Ils se sont sentis mis devant le fait accompli d’une fusion arrangée et décidée ailleurs et sans eux, et pour laquelle on ne leur a demandé que de lever la main.

« Les élus », dit le journaliste de La Dépêche. Mais peut-être ne veut-il parler que des maires. Et peut-être alors faut-il penser que les autres, les co-listiers (bien utiles au moment des élections) ne sont pas des élus ?

Juste des faire-valoir alors ?

Quand à nous, citoyens…

Citoyens de quoi d’ailleurs, puisque à l’échelle des nouvelles super-intercommunalités, la commune, pourtant territoire à échelle humaine, ne représente plus grand chose. Il va devenir difficile de se sentir habiter un territoire. Mais ce n’est pas grave… puisque ces territoires, nos élus en font justement des cités dortoirs, dénuées de sens, où le lien n’existe presque plus. Regardez tous les lotissements qui gangrènent aujourd’hui notre commune, regardez comme ils la défigurent et nous en détachent.

Et quel territoire ? Les unités géographiques et historiques des communes, qui participent à fonder l’identité citoyenne, sont effacées, noyées dans des dimensions qui n’ont plus rien de local ? Qui gère quoi ? Au nom des intérêts de qui ? « (…) au nom de l’intérêt de nos concitoyens et de la solidarité de ce nouveau territoire », dit le Président de la CCRCSA. Dites-moi, quelqu’un est venu prendre votre avis pour connaître ce que pourrait être votre intérêt ? En ce qui me concerne, non. Tout cela se fait avec une absence totale de démocratie.

Face à l’intercommunalité, quels pouvoirs restent-ils à nos représentants, nos élus, justement, et je ne parle pas seulement des maires. N’habitant pas le même territoire, quelle chance avons-nous de croiser un jour le maire de telle autre commune, éloignée, qui est celui qui justement gère ce qui nous préoccupe. Quels liens les élus vont-ils pouvoir garder avec des citoyens intercommunaux dont ils ne partagent pas la vie, dont ils ne savent rien ?

Déjà que…

Au nom de… quelques économies ? D’enjeux de pouvoir dans les politiques politiciennes des partis ?

Quel monde préparons-nous à nos enfants et petits-enfants ?

Le journaliste de La Dépêche dit plus loin : « Dans un climat consensuel et constructif, ils sont allés plus loin que le schéma initial. Ils ont décidé deux fusions d’intercommunalité (…) dans le Muretain ». Et, n’ayant peur d’aucune contradiction, deux paragraphes plus loin, le journaliste dit : « Si les débats d’hier ont été ‘fructueux’, ils ne sont pas unanimes. » Et de citer le maire du Lherm : « Il y a eu une OPA sur nous ». C’est dire si le climat était consensuel et constructif…

Oui, nos élus ont joué au Monopoly avec nos territoires, avec nos cadres de vies, avec notre quotidien, avec la démocratie. Et on est censé n’y avoir rien vu.

Je vous recommande aussi l’article du 16 mars, il est délicieux, à commencer par la photo et son côté… un peu soviétique, non ?

http://www.ladepeche.fr/article/2016/03/16/2304868-un-nouveau-territoire-au-sud-de-la-metropole.html

Bruno Berbis

 

 

 

 

 

Territoire et citoyenneté

Territoire et citoyenneté

 

Cet article est long. Ce n’est plus à la mode, les gens n’ont plus le temps de lire. Vous n’avez plus le temps de lire. On fait en sorte que vous n’ayez plus le temps de lire.

Mais comment le faire plus court ?

Il peut se lire par petits bouts, par petites touches. Le temps les mettra en lien dans une pensée.

Il développe une opinion, quelques axes d’une réflexion, sur ce qui pourrait – devrait ? -  fonder la citoyenneté. En effet, dans le prolongement de l’article précédent (Territoire en perte d’âme), au train où vont les choses, on peut se demander si nos ‘élus’ se sont interrogés sur ce qui fonde et anime la citoyenneté ? La citoyenneté en tant que qualité, pas juste le fait qu’on ait le droit de voter pour eux. Car avant d’avoir envie de voter, il faut se sentir citoyen, il faut avoir un désir de citoyenneté.

Par ailleurs cet article renvoie à une série d’articles qui se trouvent sur ce site, et argumentent autour de l’idée de chemins de randonnée à Seysses. Ces chemins, malgré le travail constant de quelques personnes du Club Montagne seyssois, n’ont malheureusement toujours pas vu le jour.

 

Peut-être faut-il dire, puis développer, que :

Proposition n° 1 : On n’est pas citoyen ‘tout court’, on est citoyen d’un lieu, citoyen dans un lieu.

Proposition n° 2 : Pas de citoyenneté sans appartenance à un groupe : on est citoyen d’un groupe.

Proposition n° 3 : Territoire et communauté : deux piliers pour une citoyenneté enracinée dans le local et le quotidien.

Proposition n° 4 : La citoyenneté est d’abord locale.

Proposition n° 5 : C’est le désir de citoyenneté qui nous fait citoyen. A la source de notre qualité de citoyen, il y a l’intérêt puis le désir d’être ensemble.

Proposition n° 6 : La citoyenneté s’inscrit dans l’histoire du lieu et de ses habitants.

Proposition n° 7 : Etre citoyen fait partie de notre identité : nous nous identifions comme citoyen, et être citoyen nous identifie.

 

On n’est pas citoyen ‘tout court’, on est citoyen d’un lieu, citoyen dans un lieu

Nous sommes tous citoyens par principe. Pour autant, nous ne nous saisissons pas tous de cette qualité, nous n’investissons pas tous ce statut que la loi nous confère. Nous sommes tous citoyens, oui, mais citoyen de quoi ? Du monde, de la France, de l’Europe, d’une ville dans laquelle on vote de temps en temps ? Est-ce que notre citoyenneté ne prend pas d’abord sens dans le lien qui nous attache à un territoire, le lien qui y inscrit notre présence ?

Pour désirer investir une citoyenneté, il faut avoir le sentiment d’habiter quelque part, d’être de quelque part. On n’est pas citoyen ‘tout court’, on est citoyen d’un lieu, dans un lieu. Habiter ce lieu, c’est apprendre à le connaître, à l’aimer, c’est en faire son territoire : avoir pu l’explorer, avoir pu en parler avec d’autres, avoir le sentiment de le partager avec eux, en particulier à partir des traces qu’ils y laissent. Avoir envie de le protéger, de le transmettre. C’est là une attitude profondément ancrée en nous, dans ce qu’il nous reste même d’animalité. Quand ce lien a pu se construire, alors on n’habite plus seulement quelque part : on est de quelque part, c’est-à-dire que ce territoire, sa terre, son habitat, son patrimoine, les gens que nous y croisons, entrent dans notre identité.

Pas de citoyenneté donc sans territoire propre, sans un lien à un lieu, à une terre, à ceux qui l’habitent avec nous.

Les gens qui organisent aujourd’hui nos territoires et notre habitat ont-ils ce souci de favoriser l’attachement, l‘appartenance à un lieu ? Quelle identité pour des lotissements implantés sans réflexion sur le sens de leur présence à cet endroit précis du territoire ? Quel sentiment d’habiter quelque part dans ces lieux anonymes, artificiels, vides de tout désir d’habitat ? Quelle possibilité d’attachement quand on vient là par nécessité, en sachant qu’on en partira pour un ailleurs tout aussi vide de sens. Habiter un lieu dans l’anonymat, c’est en être absent. A quel déni de présence – déni d’existence ? – certains habitats peuvent-ils renvoyer les citoyens ?

Les gens qui organisent aujourd’hui nos territoires et notre habitat pensent-ils à cela ? Eux-mêmes, où habitent-ils ?

Autrefois, les anciens ne faisaient pas un village n’importe où. Il y avait toujours une bonne raison de le faire là, de se mettre à habiter là, tous ensembles, les uns à côté des autres. Un lieu, ce n’est pas anonyme, ce n’est pas n’importe quel endroit. Un lieu, on s’y sent vivre, on s’y sent accueilli, on s’y sent pris dans une histoire et invité à y participer. Un lieu est porteur d’un sens. Ce sens, perceptible, donne une couleur au quotidien. Il unifie le temps qui passe. Il habille nos présences, nous qui sommes là, simplement là, posés dans ce lieu.

 

On n’est pas citoyen tout court, on est citoyen dans un groupe : citoyen du monde, citoyen français, citoyen seyssois. Il n’y a pas de citoyenneté sans appartenance à un groupe

Pour être citoyen, il faut avoir le sentiment de faire communauté avec d’autres. On n’est pas citoyen tout seul, on est citoyen avec d’autres, au milieu d’autres, parfois à la marge des autres, mais pas sans les autres. Faire partie d’un groupe, de près ou de loin, c’est tisser des liens dans ce groupe, avec ce groupe, en devenir solidaire, se réjouir quand il se réjouit, compatir quand il souffre. C’est y nourrir son identité et nourrir de cette identité l’identité du groupe : en faire une de ses communautés d’appartenance. C’est là aussi une attitude profondément ancrée en nous, c’est notre humanité, notre besoin du social : l’homme est un animal social.

Pas de citoyenneté donc sans appartenance à un groupe.

Nos vies sociales favorisent-elles notre appartenance à un groupe plus large que celui de nos amis et proches ?

 

Territoire et communauté : deux piliers pour une citoyenneté enracinée dans le local et le quotidien

Habiter un territoire, faire partie d’une communauté, sont deux dimensions de notre citoyenneté. Prendre en compte ces deux dimensions, déjà inscrites en nous, contribue à la pleine réalisation du versant social de notre humanité : elles n’ont besoin que de pouvoir se révéler. En être conscient, pouvoir vivre dans ces dimensions, c’est trouver notre juste place au sein d’une unité plus large, dont nous sommes issus : l’humanité, et de ce que l’espèce humaine en a fait : une société.

 

La citoyenneté est d’abord locale

Territoire et communauté permettent la rencontre. Pas celle, virtuelle, d’internet et du téléphone. Mais bien celle de deux personnes qui se rencontrent par la parole et par le regard, et c’est cela qui alimente la pleine humanité en nous.

Cette rencontre est nécessairement locale, puisqu’il faut que les deux personnes soient dans le même lieu au même moment. La citoyenneté qui est appartenance à une communauté d’hommes, ne peut donc se fonder que dans le local. Elle ne peut devenir nationale ou mondiale que sur la base de cette première expérience, par extrapolation. Les citoyennetés nationale et mondiale se fondent sur des représentations symboliques ; la citoyenneté locale se fonde sur le réel des rencontres ici et maintenant.

La citoyenneté ne peut s’appréhender qu’en rapport avec un territoire et une communauté. Or ce qui unifie un territoire et une communauté, c’est la commune. Une commune, ce n’est pas seulement une unité administrative, une institution. C’est bien plus : une commune, c’est un pays. Ainsi, être d’une commune, quand on y est citoyen, c’est être d’un pays. Alors, quel meilleur cadre que la commune pour penser la citoyenneté, et peut-il y avoir meilleur fondement pour notre citoyenneté que la citoyenneté locale ?

Responsable en moi, responsable avec les autres, responsable pour les générations à venir. Dès lors qu’on aime un territoire, et qu’on se sent faire partie de la communauté qui l’habite, on ne peut que se sentir responsable de sa commune. Etre citoyen, c’est se sentir responsable de ce qui se passe, là où l’on habite, pour soi et pour les autres, en solidarité, avec l’idée qu’un jour, nous cèderons la place à d’autres générations, et que cette place, il faudra la laisser dans le meilleur état possible, enrichie. Heureux et fier de la trace que nous aurons laissée de notre occupation de ce lieu.

 

Désir de citoyenneté

La citoyenneté ne se décrète pas. Elle se construit. Elle se construit dans un désir d’ouverture à l’autre et au monde.

La qualité de citoyen ne nous vient pas en naissant. Il faut en avoir le désir, et ce désir ne peut naître que dans notre environnement local. Comme tous les désirs, il se construit avec le temps qui passe, se nourrit des rencontres et du manque. Si on ne l’en empêche pas…

Il se construit en découvrant le territoire que l’on habite, que l’on fait sien peu à peu au fil des ballades, territoire que l’on se met à habiter tout entier. Pas seulement une maison, un jardin clos, un appartement. Habiter, cela concerne un territoire tout entier. Une maison, on l’occupe, un appartement, on l’occupe. Un territoire, on l’habite.

La citoyenneté se construit par les rencontres que, cheminant, on fait là. On commence à les faire un jour, et puis on les fait encore, et encore. Un jour, on se rend compte qu’on les fait depuis longtemps. Il y a des lieux importants où les habitants peuvent se rencontrer, se découvrir, semblables et différents. Des trottoirs. Des chemins. Des places, des parcs. Des abords d’école. Des bibliothèques. Les habitants d’une commune doivent pouvoir parcourir leur territoire, à pieds, à vélo, seuls ou ensemble. Pas en voiture. On ne voit rien en voiture, on n’entend rien, on ne sent rien, on ne rencontre personne, on ne remarque aucune trace. On traverse.

Etre en lien avec une communauté, ce n’est pas perdre sa liberté. On peut se sentir en lien avec une communauté sans avoir de lien particulier à une ou des personnes de cette communauté. On peut être solitaire, secret, ne s’être lié avec personne, mais se sentir en lien avec une communauté, avec qui on partage le même territoire, les émotions du quotidien, et avec qui on fait l’histoire, en vivant là, très banalement.

Etre en lien, ça peut être simplement rencontrer la communauté qui habite le territoire lors d’une activité culturelle, un spectacle, l’adhésion à une association, une réunion de quartier. Ça peut être aussi être attentif à la gestion de la commune, en allant écouter les conseils municipaux, en participant aux enquêtes publiques, en en parlant. Ou, encore plus simplement, se croiser tous les jours sur le trottoir, en allant chercher son pain. Se saluer. Pas pour la politesse : pour croiser les regards.

Les trottoirs sont l’extraordinaire lieu de l’exercice de notre socialité, des espaces où chacun joue quelque chose de soi, qu’il ne joue nulle part ailleurs de la même façon, dans une relation éphémère qui autorise toutes les accroches et toutes les libertés. Jour après jour, mine de rien, ces moments éphémères nous ancrent dans un lieu, dans des regards, dans des mémoires. Comme elle est absente, la personne âgée qui passait chaque jour, à qui nous disions juste bonjour, un sourire, et qui ne passera plus jamais. Elle n’est plus là, et nous réalisons que nous nous étions attachés à elle, qu’elle a fini par être en nous, sans avoir rien fait de plus qu’un salut, au hasard des rencontres, échanger un sourire, une banalité avec elle. S’être demandé qui elle était, sans le savoir jamais.

Marcher sur un trottoir : la socialité en découle, pour peu que nous acceptions de nous regarder, de nous saluer. Encore faut-il aussi marcher, et ne pas prendre sa voiture, cette voiture-refuge, qui, avec la télévision, de notre isolement moderne.

On ne contraint pas des gens à être citoyens : on met en place des conditions de vie qui suscitent un désir de citoyenneté, qui en permettent l’épanouissement.

 

La citoyenneté s’inscrit dans une histoire

La citoyenneté se construit également en découvrant l’histoire de la commune que l’on habite. L’histoire, ce ne sont pas les grands faits historiques, c’est l’histoire anonyme des gens de tous les jours, c’est l’histoire d’un bâtiment, l’histoire d’une rue, d’un quartier. C’est l’histoire de la personne qui vient de décéder.

L’histoire, c’est le patrimoine. Pas les grands bâtiments imposants, les demeures prestigieuses. Pas seulement. Les maisons de chacun aussi, leur histoire, comment elles sont venues là, avec quel désir d’habitat, quelle créativité. Comment elles s’articulent dans un urbanisme dont le sens est visible, lisible, cohérent. Les habitants d’une commune doivent pouvoir connaître l’histoire du lieu où ils habitent.

Connaître un territoire, connaître son histoire, c’est le faire sien, c’est s’y attacher, lui donner une importance. C’est avoir envie de le protéger. C’est désirer s’inscrire dans cette histoire, banale et quotidienne. Le civisme découle de l’attachement à un lieu. Le civisme n’a de sens qu’en rapport avec un lieu, petit ou grand, dans lequel on se sent citoyen. Notre sens civique est plus fort quand nous habitons dans un lieu qui ne nous est pas anonyme.

Alors, être citoyen, c’est ça aussi : habiter un territoire avec d’autres, le connaître, en connaître l’histoire, l’aimer, vouloir le protéger, le transmettre.

 

Etre citoyen :  une identité

Etre citoyen d’un lieu, c’est, sans s’en rendre toujours compte et sans que personne ne nous en demande compte, faire partie de l’identité de ce lieu et du groupe qui l’habite. Et ce lieu, ce groupe, c’est un peu nous. Ils font partie de notre identité. Nous sommes seyssois, et quand quelque part on parle de Seysses ou des seyssois, nous sommes soudain attentifs, nous nous sentons concernés.

Notre environnement est-il organisé autour de nous pour favoriser l’émergence et l’épanouissement de notre désir de citoyenneté ?

Regardez : tout est fait pour nous séparer, pour nous isoler. Tout est fait pour que nous ne puissions pas être citoyens.

Alors c’est parce que, en tant que citoyen, nous sommes tout cela, que nous devrions nous indigner contre les cités dortoirs, ces lieux que l’on organise pour nous – contre nous ? – en faisant violence à notre besoin de territoire et de communauté, en faisant violence à notre capacité à être citoyen. Ces lieux où on ne fait que dormir et consommer. Contraindre les gens à habiter de tels lieux, sans histoire, coupés du territoire, au nom de la rentabilité économique, c’est restreindre l’épanouissement de leur citoyenneté. Une fois leur parole citoyenne éteinte, une fois coupé de tout lien local, isolé – la virtualité que l’on nous offre ne remplacera pas cela – il est plus facile encore de leur imposer les conditions de leur asservissement.

C’est parce que, citoyen, nous sommes tout cela, que nous devrions aussi nous indigner contre le fait qu’on nous envoie aujourd’hui travailler et vivre aux quatre coins du monde, puis dans un autre, et encore dans une autre, loin de nos familles, sans jamais habiter pleinement quelque part, sans racine. Au nom de la rentabilité. Du marché. En nous faisant croire que notre bonheur est dans la consommation de biens inutiles. Mais notre humanité vaut plus que cette rentabilité ! A quelles valeurs nous asservissons-nous ? Ne vaut-il pas mieux gagner moins et rester là où nous pouvons donner une âme – en plus d’un sens – à notre vie ?

Sommes-nous citoyens lorsqu’on nous enferme et qu’on nous abêtit dans des embouteillages, parce qu’on a autorisé la construction de lotissements déshumanisants sans avoir au préalable prévu les infrastructures routières adéquates ? Le temps si précieux avant et après le travail, ce temps qui nous appartient, qui devrait nous appartenir, qui appartient à nos enfants, à nos proches, ils l’organisent pour que nous le passions dans nos voitures, à l’arrêt, tendus, agressifs envers les autres, séparés des nôtres, loin de nos lieux. Ce n’est pas un temps de citoyenneté.

A qui donnons-nous le pouvoir d’organiser les conditions de notre citoyenneté ? A qui profite le fait que nous ne sommes plus citoyens ?

On est de son enfance comme on est d’un pays, a écrit Antoine de Saint-Exupéry. On meurt mieux d’avoir été de quelque part, dans une famille, parmi d’autres. En humanité.

C’est pour cela que ce site est dédié au territoire, au lien, à la commune qui en résulte, Seysses. C’est pour cela qu’il parle de chemins de randonnée à créer, où les gens se croisent et apprennent leur territoire. Il est dédié au pays seyssois et à sa communauté, à son histoire et ses traces – le patrimoine -, à notre citoyenneté, notre citoyenneté seyssoise, qui débouche sur et fonde nos citoyennetés française, européenne et mondiale.

Chacun de vous peut y contribuer.

 

Pour boucler la boucle, et revenir à la fusion des communes et la mise en place d’intercommunalités à échelle non humaine.

La dilution du territoire, c’est aussi la dilution de la citoyenneté. C’est une perte d’identité, une absence d’âme, un manque à être.

Quel triste monde on prépare pour nous, avec notre complicité d’absents du débat.

 

Bruno Berbis

 

 

 

Qui est Philippe Stremler ?

 

Démission d’un adjoint au maire

Qui est Philippe Stremler ?

 

Des racines alsaciennes de sa famille, il garde le regard bleu, et le sens de l’engagement et de la loyauté. Il garde aussi une certaine réserve dans la relation, qui peut trancher avec le caractère extraverti des gens du Sud, mais qui est le pendant d’une grande sincérité dans l’amitié.

Né à Toulouse, où il passe son enfance, puis Frouzinois jusqu’au mariage, il devient seyssois en 1982, en venant s’y installer avec sa jeune épouse, Martine, qui deviendra un des piliers fondateurs de notre médiathèque et de la vie culturelle seyssoise, quand lui se met au service de la commune en étant conseiller puis adjoint, pendant plusieurs mandats.

Leurs deux enfants, nés à Toulouse, ont grandi à Seysses, où ils ont fait toute leur scolarité.

Un parcours formateur

Philippe est issu d’un milieu modeste, où être ensemble suffit au bonheur : « Nous étions une famille de cinq, avec trois enfants, et il n’y avait dans l’appartement qu’une chambre. Les deux garçons nous dormions dans la chambre, la fille dans le salon, et les parents dans la cuisine. » Et, pensant au confort excessif d’aujourd’hui, il ajoute avec un sourire serein :  « Ce n’est pas ça qui fait le bonheur d’un enfant. » Une histoire de famille simple, structurée et structurante. D’où lui vient son goût pour l’engagement social ? Il ne sait pas : « Mes parents n’étaient pas engagés, ce ne sont pas eux qui m’ont donné le goût de l’engagement ».

Jeune homme, il termine ses études par une formation en électro-technique. Puis c’est 36 ans de carrière professionnelle chez EDF, d’abord comme technicien, puis comme cadre et expert. De cette carrière, il dit : « Le plus grand bien que j’aie eu, c’est de rentrer à EDF et de profiter de l’ambiance et du travail en commun, du travail d’équipe. L’esprit de service public, mais surtout un travail d’équipe. La richesse et la compétence des uns profitaient aux autres. A l’intérieur du cadre, il y avait de la liberté et de la créativité, de la confiance. On nous laissait être autonome et responsable. »

Avec une telle éthique dans la conception du travail en équipe, on peut comprendre qu’il ait été déçu par le fonctionnement de l’actuelle équipe municipale.

 

Un engagement municipal de trois mandats et demi

Premier mandat en 1995. « J’avais 37 ans. On est venu me chercher. La tendance du conseil était à gauche, avec un maire communiste. J’étais dans le service public et j’étais syndiqué, ça a donné confiance. J’ai eu un entretien avec M. Foulquié, qui ne m’a jamais demandé si j’étais encarté. » Cela tombait bien, encarté, il ne l’a jamais été.

Adjoint dès le mandat suivant, il le restera jusqu’à sa démission, cette année. « Je suis resté le plus jeune adjoint de l’équipe pendant pas mal de temps », dit-il avec un sourire.

« Au premier mandat, on découvre, on sait pas trop où on va. Je me suis intéressé au fonctionnement, à la vie de la commune. J’étais un des conseillers les plus assidus. J’étais assez intéressé par l’ensemble de la mission. »

Dans l’écoute par nature, il se met peu en avant en conseil municipal ou au cours de réunions, préfère le temps de la réflexion. Ce qui peut apparaître comme de la réserve, est en fait une volonté de réfléchir et de chercher des solutions. « L’adjoint aux affaires scolaires voulait arrêter, moi ça m’intéressait. Les horaires allaient bien avec mon travail, des rendez-vous le soir ou  le mercredi, j’ai rencontré des parents, des enseignants. J’ai le caractère qui va bien, à écouter. » Ce tempérament très calme et réservé a été très apprécié de tous lors de débats souvent très passionnés autour des thématiques liées à l’Education Nationale.

« Quand Axe Sud s’est créé, j’ai tout de suite pris la cantine et l’école de musique parce que mes enfants y étaient. J’ai vu l’évolution d’Axe Sud au niveau de la capacité, du professionnalisme. Beaucoup de travail, mais ce sont des sujets très attachants : il y a l’alimentation, l’hygiène, le coût et ses aspects sociaux. »

Sur ce dernier mandat, où il se charge aussi d’être l’élu référent pour le patrimoine, il prendra le relais d’Agathe Lyons, ancienne première adjointe, pour les travaux d’extension du groupe scolaire Flora Tristan. Une lourde mission, complexe et exigente, à laquelle il donnera beaucoup d’énergie et de temps, et qu’il assumera jusqu’au bout, seul.

A aucun moment de notre entretien il ne parlera du temps passé avec le Conseil Général pour l’organisation du transport scolaire des écoliers seyssois, ni de sa participation auprès du syndicat d’électricité (SDEHG), où il défend année après année les intérêts de la commune. Sans parler des innombrables tâches invisibles, et non moins chronophages et énergivores.

Voilà qui est Philippe Stremler. Voilà qui était cet adjoint, notre adjoint, à qui les enfants de la commune, vos enfants, et nous tous, devons tant. Il a toujours travaillé dans l’ombre, bénévolement le plus souvent, week-end et vacances compris. Combien le savent ? Combien savent qui il est ? Combien peuvent le reconnaître dans la rue ? Combien lui diront merci ?

 

 

Chapeau bas, Monsieur Stremler

L’équipe municipale en ne rendant pas hommage à Philippe Stremler au moment de son départ, l’a traité comme s’il n’était personne, comme s’il n’avait rien fait.

Elle s’est trompée.

Tous ceux qui l’ont côtoyé le savent : il est une personne vraie, animée d’une personnalité profondément humaniste. Sa simplicité et sa discrétion, sa modestie, son humeur égale – toujours un énigmatique sourire – jamais un mot plus haut que l’autre, son dévouement à la commune, son sens de l’engagement pour des valeurs humanisantes, en font quelqu’un de précieux.

Ce quelqu’un de précieux pour tous les seyssois, l’équipe municipale actuelle n’a pas su le garder, elle lui a même donné envie de partir. Elle l’a fait perdre aux seyssois, qui pourtant avaient élu Philippe avec les autres, en connaissance de cause : vous pensez, après trois mandats de bons et loyaux services, des heures et des heures de bénévolat sans jamais demander de remerciements, qui n’aurait pas eu envie de le garder.

 

Chers élus qui nous représentez, qui souhaitez nous donner tant, nous avons voté pour chacun de vous, pour toute une équipe. Comment pouvez-vous laisser partir, en notre nom, puisque c’est en notre nom que vous êtes là, des personnes d’une telle valeur ? Des personnes capables de refuser la compromission des valeurs humanistes et démocratiques au seul motif du prestige ou de l’autoritarisme du chef.

Combien de démissions lors du précédent mandat, passées sous silence. Déjà deux démissions pour l’actuel mandat… Que doivent/peuvent penser les seyssois de ces démissions ?

Philippe savait coopérer et servir, sans pour autant être servile. Il pouvait se soumettre à la décision du groupe, et pour autant refuser l’arbitraire d’un seul et le silence des autres. Il savait encore s’indigner, pour lui et au nom des électeurs.

Cette rigueur éthique, cette intégrité, cette capacité à exister dans le groupe, à être soi, avec ses différences, prendre une place dans le groupe et dans le débat, c’est ce que les électeurs attendent de tous les élus d’une liste. En tant que nos représentants au conseil municipal, c’est de notre place, de notre dignité de citoyen qu’il s’agit à travers chacun de vous.

La restauration de la démocratie dans une localité où elle est tant mise à mal passe par cette exigence éthique. Merci Monsieur Stremler de nous avoir aidés à le penser par votre démission.

 

Bruno Berbis

 

Lire sur ce sujet l’article de La Dépêche du 6 janvier 2106 : http://www.ladepeche.fr/article/2016/01/06/2250107-demission-au-conseil-municipal.html

Ainsi que celui, plus récent, du 6 avril 2016 : http://www.ladepeche.fr/article/2016/04/06/2319161-philippe-stremler-expose-ses-photos-d-ecoles-du-monde.html

 

 

 

Conseils municipaux

Le conseil municipal comme si vous y étiez

 

Vous trouverez ici les vidéos de quelques conseils municipaux (à partir du 23 mars 2016), ainsi qu’un inventaire de ceux qui sont disponibles sur demande auprès du site.

Accéder à la vidéo en cliquant sur le lien  (il commence chaque fois par https…..), puis double-cliquer sur l’icône qui apparaît dans la fenêtre du ‘Cloud Orange’.

Note : Pour une meilleure qualité de son et d’image, le mieux est encore de venir assister aux conseils municipaux…

Ces mises en ligne ont reçu l’agrément de la CNIL (n° 1941020 v 0, en date du 23 mars 2016). Pour toute question relative au droit à l’image, vous pouvez vous mettre en contact avec le site en utilisant la rubrique ‘laisser un commentaire‘ qui se trouve en fin d’article (il faut parfois cliquer sur ‘lire la suite‘ pour faire apparaître la fenêtre de commentaire).

 

Conseil municipal du 23 mars 2016

1ère partie : https://share.orange.fr/#EQowEwAluP3cbfcfc38c

Adoption du compte rendu du conseil municipal précédent.

Information sur les acquisitions et cessions immobilières et liste des marchés publics.

Remplacement des deux élus démissionnaires.

Indemnités des élus.

Régularisation foncière.

Règlement de la salle Stéphane HESSEL (presbytère).

Subventions à l’école privée Saint-Roch.

 

2ème partie : https://share.orange.fr/#3aiaIrIZXT986c8f7b9

Budget (début)

 

3ème partie : https://share.orange.fr/#0YZgFkgsmE3cbfcfc3d4

Fin du budget et adoption.

 

4ème partie : https://share.orange.fr/#JrABNS3GUO3cbfcfc338

Décisions prises par la Maire sans avis du Conseil Municipal.

Questions diverses des élus (…)

Questions du public (incomplet)

 

 

Conseil municipal du 29 juin 2016

1ère partie : https://share.orange.fr/#5HldEBaCi31e87202992

Adoption du PV de la réunion précédente. Justification dépense AUAT de 20000 euros.

Schéma Départemental de Coopération Intercommunale (SDCI).

Transfert de la compétence voirie du SIVOM vers la future intercommunalité élargie.

 

2ème partie : https://share.orange.fr/#hKiHAXYJ0l1e87202975

Approbation du projet de fusion Axe-Sud /CAM : présentation et argumentaire du Maire.

 

3ème partie : https://share.orange.fr/#8ijJtG0xMe1e87202935

Approbation du projet de fusion Axe-Sud / CAM : discussion.

 

4ème partie : https://share.orange.fr/#YpeVDAJScm1e872028b0

Groupement de communes pour la commande groupée de l’énergie et subvention du Conseil Départemental pour la voirie.

Rénovation de l’éclairage public du quartier de la Saudrune.

Concession pour les panneaux publicitaires.

Dénomination de rues.

Ressources humaines – gestion des carrières du personnel

Demande de subvention au Conseil Départemental pour le Point Action Jeunes.

Demande de subvention à la DRAC pour la réfection de la façade de l’Eglise.

Taxe locale pour la publicité.

Taxe d’habitation - abattement pour les personnes handicapées ou invalides.

Dotation de solidarité.

 

Conseil municipal du 5 octobre 2016

1ère partie : https://share.orange.fr/#yKcTOC7Laj4ea9db6af

Ajout d’une délibération : adhésion de la commune à l’association « Arbres et paysages d’Autan »

Adoption du procès verbal du conseil municipal du 29 juin 2016

Intercommunalité et SIVOM de la Saudrune

2ème partie : https://share.orange.fr/#IFpGFAB9H14ea9db6f5

Création d’un giratoire sur la RD15 (route de Toulouse) au niveau du château d’eau

3ème partie : https://share.orange.fr/#w4Fgt8EHhM4ea9db711

Transfert d’une subvention inemployée au bénéfice d’une autre commune

Demande de stockage de Déchets par l’entreprise « Terreau Plus »

4ème partie : https://share.orange.fr/#BQ0TzAoLJm4ea9db751

Convention de cession d’un terrain pour la réalisation du giratoire du château d’eau

Décision modificative pour le budget 2016

Ecoles : coût de fonctionnement par élève

5ème partie : https://share.orange.fr/#aU5TYFL0aZ4ea9db762

Subvention exceptionnelle pour l’association « La foulée pour la vie »

Règlement intérieur pour la Salle des Fêtes

Eclairage public : remplacement de candélabres – autres travaux

Décisions du Maire non soumises au Conseil Municipal

6ème partie : https://share.orange.fr/#KwZQZakVbi4ea9db774

Questions diverses des élus et des auditeurs : projet de lotissement chemin du Fourtané ; Etat des réseaux d’assainissement à Seysses ; Problèmes de stationnement sur la commune ; Devenir de l’Espace Vert Identifié chemin du Préjugé.

 

Conseil municipal du 19 décembre 2016

1ère partie : https://share.orange.fr/#hs5CYldaQQ4af120f83

Un grand nombre d’auditeurs étant présents, Mr. le Maire rappelle le règlement du Conseil Municipal.

Approbation du compte rendu du Conseil Municipal précédent.

Création d’un nouveau SIVOM incluant le SIVOM de la Saudrune au 1er janvier 2017. Désignation des délégués.

Vote pour l’élection des quatre représentants seyssois à l’agglo. du Muretain.

 

2ème partie : https://share.orange.fr/#BG8o9Bs8Wc12a759c9b8

Passage de la compétence ‘Aire d’accueil des gens du voyage’ à l’agglo. du Muretain.

Eclairage public ; Installation photovoltaïque ; Transfert voirie ch. du Mounicard à la commune ; Modification pour le budget ; Réhabilitation de la façade de l’église ; Adoption de la démarche ‘Zéro phyto’ ; Autorisation de recruter des contractuels ;

Décisions diverses prises par le Maire.

Questions diverses

 

Conseil municipal du 1er février 2017

1ère partie : https://share.orange.fr/#XiRuAZO8tl96315c0a6

2ème partie : https://share.orange.fr/#olqpFSnbhM96315e360

3ème partie : https://share.orange.fr/#i61Dkf9w2q96315e3d8

4ème partie : https://share.orange.fr/#XOZZubAkZg96315e3f3

5ème partie : https://share.orange.fr/#Ov7DdOxtLu96315e447

Questions diverses des élus et des auditeurs :

 

 

Conseil municipal du 12 avril 2017

1ère partie : https://share.orange.fr/#B9YwOL8Azq12bf3180f2

2ème partie : https://share.orange.fr/#gYTru8rBnv12bf318180

3ème partie : https://share.orange.fr/#Fp84svQY1s12bf3181ba

4ème partie : https://share.orange.fr/#ftGyzr3B2f12bf31821c

5ème partie : https://share.orange.fr/#LEUTxLEvGT12bf31826e

En raison d’un problème technique, ce conseil n’ a pas pu être filmé dans son intégralité.

 

 

Où en est le projet de crématorium à Seysses ?

Poursuite des préparatifs pour la création du Crématorium à Seysses

Visite du Crématorium de Nîmes : une implantation judicieuse

 

La poursuite du projet de création d’un crématorium à Seysses va bon train : après le choix d’un architecte en mars dernier (Cabinet d’architectes ENZO & ROSSO, à Muret), puis d’un maître d’œuvre (Société des Crématoriums de France), c’était la visite ce jeudi 27 octobre d’une des réalisations de ce groupe, le crématorium de Nîmes. Le voyage regroupait quelques élus Seyssois, majorité et opposition confondue, dont Geneviève Fabre, notre première adjointe, qui est également la vice-présidente du SIVOM de la Saudrune en charge du funéraire.

 

Le site de Nîmes semble être un exemple pertinent pour une étude : on ne peut en effet qu’approuver le choix fait pour l’implantation de cet établissement. Idéalement placé près d’une sortie d’autoroute (A9), il est accessible par des routes dont le gabarit est déjà adapté, et qui ne traverse aucune zone habitée. (cliquez sur l’image pour agrandir).

Il donne, pour un côté sur une immense gare de triage de marchandises, qu’il ne peut gêner dans son activité. Pour un autre côté sur un immense cimetière, ce qui paraît on ne peut plus opportun. Sur un troisième côté sur un champ cultivé, sans que la zone soit pour autant une zone verte protégée.

Enfin, il jouxte les dernières maisons de l’angle d’un lotissement, qui n’est pas traversé par la voie d’accès. Il serait cependant intéressant de savoir si, au moment de l’implantation, les habitants de ce lotissement se sont inquiétés ou non des retombées polluantes, ce qu’on leur a dit, ce qu’ils constatent aujourd’hui.

Cerise sur le gâteau, il y a même un Intermarché à proximité de la sortie d’autoroute ! Il fallait y penser. Agathe Lyons et Jeanine Bourgard, initiatrices du projet pour Seysses, dans la zone Ségla, avaient donc vu juste.

Espérons que nos élus aient une aussi bonne idée pour l’implantation du crématorium de Seysses. Il serait regrettable que pour une erreur d’appréciation sur le lieu de l’implantation, notre intercommunalité se voie souffler le projet par l’intercommunalité du Sicoval qui envisage le même projet sur son propre territoire. Il n’est en effet pas dit que le Conseil Départemental et la Préfecture donnent leur accord pour deux projets, ni qu’il y ait en termes de rentabilité de la place pour deux crématoriums supplémentaires en Haute -Garonne.

 

Un référendum est-il possible ?

Il faut noter enfin que les questions émises par les auditeurs aux conseils municipaux montrent que la mise en œuvre de cette création divise toujours autant les Seyssois, citoyens et élus. Peut-être faudra-t-il pour éviter que le ‘torchon ne brûle trop’, pour reprendre le titre malicieux du journaliste de la Dépêche l’hiver dernier, recourir à un referendum. Il semble que cela soit possible, en effet, depuis l’Ordonnance n° 2016-488 du 21 avril 2016 relative à la consultation locale sur les projets susceptibles d’avoir une incidence sur l’environnement . (cliquer pour accéder au texte de cette ordonnance).

Cette ordonnance permet au Préfet, représentant de l’Etat, de consulter les électeurs d’une zone territoriale déterminée sur tout projet d’infrastructure ou d’équipement qu’il envisage d’autoriser ou de réaliser et qui est susceptible d’avoir un impact sur l’environnement. Notons que, pour le moment, le Préfet de la Haute-Garonne a donné un avis défavorable à l’implantation choisie. Cet avis ne semble pas déterminant, puisque le projet continue.

A suivre, donc.

Crématorium

Alors, acheté ou pas acheté, ce futur chemin vers le crématorium ?

 

La question reste en suspens depuis le conseil municipal du 1er février 2017 : le SIVOM de la Saudrune a-t-il acheté ou pas le bout des parcelles E521 à E530 pour relier le possible futur site du crématorium au chemin du Merle ?

(Cliquer sur le plan pour agrandir)


Un extrait du registre des délibérations du Bureau Syndical, en date du 5 juin 2015, indique bien l’intention du SIVOM de procéder à cet achat et de prendre toutes les dispositions en ce sens. Des négociations amiables ont à cette date abouti à un accord entre leur propriétaire, l’Ecole d’Ingénieur de Purpan, et le SIVOM.

La transaction, pour 2560 m2 à 10 euros le m2, s’élève à 25600 euros TTC.

 

Le Président du SIVOM, Alain Bertrand, est autorisé par ce même document à engager les opérations de division parcellaire auprès d’un géomètre, ce qui est fait.

 

(Cliquer sur le courrier pour agrandir)

 

Lors d’un conseil municipal qui suit à Seysses, un riverain, inquiet, questionne l’équipe municipale au sujet des piquets de bornage qui sont apparus sur ces terrains, mais aussi au sujet d’un projet de busage du chemin du Merle. Cela concerne-t-il le projet de crématorium, que beaucoup croient arrêté ? Mais non, vraiment, personne dans l’équipe municipale n’est au courant de rien, ni le maire, ni la première adjointe et vice-présidente en charge du funéraire au SIVOM, Geneviève Fabre, ni Alain Aubert, adjoint au Maire. Pourtant leurs noms figurent dans la liste des présents à cette décision du Bureau Syndical… Une anecdote qui en dit long sur l’opacité de tout ce que le SIVOM et la Communauté de Commune mettent en œuvre dans le cadre de ce projet

 

Un projet qui ne fait pas l’unanimité

Un coup d’œil en haut à droite du document nous dit que seuls 8 membres du bureau sur 14 ont pris part au vote, soit une petite moitié. 3 membres en effet étaient absents, et 3 des élus  présents n’ont pas pris part au vote. Ils ne se sont pas abstenus, ils ont refusé de voter. Pourquoi ? Qui étaient-ils ? Le document n’indique pas avec combien de votes le ‘pour’ l’a emporté.

Le document indique enfin que le Président du SIVOM est autorisé à « prévoir les crédits budgétaires nécessaires y afférents ». Alain Pace nous dit pourtant que l’opération Crématorium ne va rien nous coûter.

Mais alors, qui a payé le géomètre qui a fait la division parcellaire ?

 

Alors, acheté ou pas acheté ?

Sollicité sur ce sujet lors du dernier conseil municipal, Alain Pace a dit que ces bouts de parcelles n’avaient pas été achetés.  Geneviève Fabre, vice-présidente du SIVOM en charge du funéraire, sollicitée à son tour, a parue bien embarrassée. Silencieuse sur tous ces sujets depuis deux ans (choix, ou pression politique ?), alors qu’elle est en place d’être la mieux informée, elle a quand même indiqué cette fois que « ce n’était pas encore fait ».

C’est possible : le document du Bureau Syndical n’est qu’un accord entre l’Ecole d’Ingénieur de Purpan et le SIVOM. L’acte d’achat a-t-il depuis été signé ? C’est peu probable, car ces bouts de parcelles sont agricoles. Leur achat doit donc passer par l’accord de la SAFER, qui peut disposer de son droit de préemption, et favoriser le projet d’un agriculteur, ou acheter elle-même ces terres pour les mettre en réserve.  La balle est donc dans le camp de cet organisme.

 

Qu’est-ce que la SAFER ?

EQUITE et TRANSPARENCE : Créée en 1960, la Société d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural a été créée en 1960 pour apporter plus d’équité et de transparence dans l’attribution des terres agricoles libérées par la modernisation de l’économie et de l’agriculture.

Depuis, sa mission et son champ d’action se sont élargis à l’ensemble de l’aménagement foncier rural (lois d’orientation agricole) : collectivités territoriales, grands travaux, protection de l’environnement (protection des ressources naturelles, préservation des paysages, notamment). Ces missions se déclinent suivant quatre axes, d’intérêt général :

- Mission agricole et forestière : installation, consolidation des exploitations agricoles et forestières pour l’atteinte d’une dimension économiquement viable, amélioration de la répartition parcellaire, diversité des productions et agro,  écologie.

- Mission environnementale : diversité des paysages, protection des ressources naturelles et biodiversité.

- Mission développement durable des territoires ruraux.

- Mission transparence du marché foncier (veille et observation).

Ses actions ?

Arbitrer : la Safer contribue à la recherche d’un développement local équilibré fondé sur des choix partagés associant agriculteurs et élus.

Stocker : la Safer peut stocker, sous certaines conditions, pour le compte d’un particulier, d’une société, d’une collectivité ou de tout autre organisme public, les surfaces qui se libèrent dans l’attente de l’utilisation future.

Dynamiser : la Safer peut, en accord avec la collectivité, favoriser l’accès de porteurs de projets aux biens ruraux mis à la vente.

Gérer : la Safer peut assurer l’entretien et la mise en valeur agricole temporaire de parcelles par le biais de Conventions de Mise à Disposition.

Protéger : la Safer peut participer à des projets dédiés à la protection de l’environnement, à la préservation des paysages et au maintien des espaces agricoles.

Le terrain du SIVOM, composé de parcelles agricoles, et le projet de crématorium, ainsi que la cession des extrémités de parcelles agricoles pour la création d’une route d’accès, concernent donc au premier plan la SAFER.

 

Qui décide à la SAFER ?

Les décisions de la SAFER sont prises collégialement : le Comité Technique Départemental est composé des professionnels agricoles, représentant les syndicats agricoles, les maires, du DDT, d’une association de protection de l’environnement.

Le Président de la SAFER est Michel Baylac, maire PS de Roquelaure (Gers), Président de la communauté de communes, Président du Comité Technique Départemental du Gers, conseiller régional, Vice-Président Délégué au Conseil Economique Social et Environnemental de la région. Les deux pieds dans l’agriculture et l’environnement, donc. Mais aussi les deux pieds dans le PS.

Espérons que ces personnes se pencheront sur le prix du m2 de la transaction prévue par le SIVOM pour les parcelles, surévaluées à 10 fois leur valeur. Pas très loyal pour les agriculteurs qui pourraient être intéressés, et seraient prioritaires pour l’achat. Mais à 10 fois leur valeur… le risque n’est pas bien grand.

Un coup pas très sympa du vendeur, l’école d’Ingénieur agricole de Purpan, qui verrouille l’achat en surévaluant le prix.

 

Et l’Ecole d’Ingénieur de Purpan ?

Une association, sous contrat avec l’Etat pour former des ingénieurs agronomes.

Cette école privée entretien un lien privilégié avec Seysses, puisque le site de la propriété de Lamothe est son terrain de mise en pratique des enseignements et de la recherche agronomique : 250 hectares de cultures (blé, maïs, tournesol, chanvre, …), un atelier de 6000 poules pondeuses de plein air, 1 troupeau de 120 vaches laitières traites avec des robots (1.200.000 litres).

Une plateforme agronomique, unique en France, dédiée aux programmes de Recherche autour de la production durable, qui s’annonce « au cœur de la compréhension de l’agriculture ».

Outre la production durable, elle compte dans sa structure un département Sciences sociales, environnement et biodiversité. On aurait pu la penser plus sensible au destin écologique de ses terrains.

Sur la présentation de l’école, Michel Roux, son directeur, met en avant les valeurs de l’établissement, fondé par des jésuites, et un projet humainement ambitieux : « La Terre et l’Eau nous font comprendre qu’un milliard d’hommes vivent en état de sous-nutrition. La Science affirme qu’il est possible de produire plus et mieux pour relever ce défi de la planète. PURPAN vous dit combien il est important, dans un monde en crise économique, de cultiver le sens de nos actions et de vivre les valeurs fondatrices de l’Ecole. C’est sûrement là le plus beau projet que peut vous proposer PURPAN. »

Alors, vendre une terre agricole 10 fois son prix, pour mettre hors concurrence ses propres partenaires, les agriculteurs, cela fait-il partie du sens des valeurs fondatrices de cette Ecole, Monsieur Roux ? Et pour en faire une route en plein champs, quand la préoccupation mondiale est de protéger les terres nourricières ?

Sur ce sujet, lire aussi le communiqué dans La Dépêche du 4 mars 2017 : Crématorium Prix des terrains

 

 

 

Crématorium

Pas qu’à Seysses

(Il y a un œuf caché dans le titre)

 

A Saint-Hostien (Haute-Loire) aussi, des habitants s’inquiètent d’un projet de crématorium et protestent contre l’opacité entretenue par les élus sur ce sujet. En témoigne cette pétition, encore en ligne actuellement sur change.org :

===============================================================

Pétition contre le projet de construction d’un crématorium à ST HOSTIEN

• Parce que ce projet de construction d’un crématorium a été imposé de manière autoritaire, sans concertation, ni consultation des habitants et riverains,

• Parce qu’aucune information, malgré nos demandes, n’a été portée à la connaissance des habitants et riverains sur les pollutions produites par un crématorium,

• Parce que l’activité d’un crématorium génère l’émission de poussières et d’émanations polluantes et toxiques qui ne peuvent être filtrées totalement (plomb, mercure, dioxines, métaux lourds…) qui auront un impact direct sur l’environnement (sur un rayon de 5 km) et par extension sur l’Homme, dans un espace agricole à proximité du bourg et d’une école,

• Parce que de nombreuses études scientifiques recommandent que les crématoriums doivent être implantés dans des zones en retrait des habitations et des activités humaines,

• Parce que l’impact psychologique est réel, le plus insidieux car il  est non matérialisable, non mesurable, non palpable. Il a tendance à être négligé et même dénigré par des donneurs d’ordres, mais le passage des cortèges funéraires et la mélancolie des familles endeuillées seront présents au quotidien,

• Parce que la décote immobilière est confirmée par les professionnels. Quel acheteur ayant le choix entre deux habitations identiques préfèrera s’installer proche d’un crématorium ?

Une enquête publique va être menée  (obligatoire) ; nous vous demandons d’y participer en faisant valoir vos remarques sur ce projet ; cette enquête peut remettre en cause ce type d’installation.

En attendant…

Nous demandons à toutes les personnes se sentant concernées par ces arguments de signer cette pétition pour l’abandon du projet.

Le Collectif des habitants inquiets de ST HOSTIEN

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Autre lieu, mêmes mœurs…

Et le bon sens de ce commentaire de Bruno R., habitant de la commune, sur le site de la pétition (https://www.change.org/p/non-au-cr%C3%A9matorium-%C3%A0-st-hostien)  :

« Opacité totale. Aucune information auprès des habitants. C’est inadmissible. Surtout les conséquences possibles sur la santé sont à prendre en compte surtout lorsqu’une école est à proximité !!! Je suis un défenseur du principe de précaution. Le doute et la réflexion s’imposent avant un engagement sur un tel projet. Alors qu’il est question de ce projet, qu’en est-il d’autres choses essentielles qui « claquent » moins mais qui sont si importantes pour nos enfants comme par exemple la sécurisation de la route nationale si dangereuse, la signalisation d’une école sur cette même route !! Notre école au bord de la nationale n’est même pas signalée comme il se doit !!!! Ce n’est qu’un exemple … Enfin, parlons attractivité de la commune et de risque de décote immobilière : négliger ces aspects est me semble t-il une erreur. Un crématorium aura forcément des conséquences. Tous les habitants du village sont concernés tout comme les habitants des communes avoisinantes. Il est nécessaire de partager les connaissances et les avis de tous avant de s’engager dans un tel projet. Une équipe communale doit avoir une vision cohérente et éclairée (voire éclairante !!) de l’avenir et cela ne peut se faire sans l’intégration de ceux qui l’ont désignée. »

 

 


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